lundi 9 juin 2014

Journal d'Hirondelle

Extrait de ce roman singulier. La singularité étant la spécialité de Nothomb, pour le meilleur et pour le pire.

"En vérité, on passe son temps à lutter contre la terreur du vivant. On s'invente des définitions pour y échapper : je m'appelle machin, je bosse chez chose, mon métier consiste à faire ci et ça.

Sous-jacente, l'angoisse poursuit son travail de sape. On ne peut complètement bâillonner son discours. Tu crois que tu t'appelles machin, que ton métier consiste à faire ci et ça mais, au réveil, rien de cela n'existait. C'est peut-être que cela n'existe pas."

Le journal d'Hirondelle, Amélie Nothomb, p. 9

2 commentaires:

Carl Rocheleau a dit…

J'aime bien cette citation. Et j'aime bien son auteur. Grâce à toi, je me jure de livre un des ses livres cet été :)

Mooky a dit…

Si tu n'en as lu aucun, je te recommande Stupeur et tremblements. Le classique. :)