Pour le long week-end, j'avais envie de sortir de la ville, de profiter du froid, des couleurs de l'automne. J'avais évidemment envie de retourner voir ma Gaspésie chérie. Mais j'avais aussi très envie de me blottir contre Porc-épic. Autant j'étais tannée de le voir traîner dans la maison l'hiver passé, autant la différence est presque brutale cet automne et parfois, je m'ennuie un peu de lui avec l'école et le travail, quand travail il y a. Et Porc-épic, lui, n'avait pas envie d'aller en Gaspésie finalement, pour toutes sortes de raisons, principalement financières.
J'étais donc déchirée...la Gaspésie ou Porc-épic? Finalement, mon coeur d'amoureuse a tranché et j'ai décidé de rester avec Porc-épic, mais lui ai dit que si je restais, ce n'était pas pour passer toute la fin de semaine à me morfondre à la maison.
J'ai donc pris congé vendredi et nous sommes partis camper au parc du mont Mégantic. Ça faisait vraiment longtemps que je n'avais pas campé quand il fait autour de zéro. Nous avons passé une super soirée à jaser autour du feu, à regarder les étoiles, à manger un steak malade sur le feu et de délicieuses guimauves grillées, à grelotter un peu et à se lever périodiquement pour se réchauffer les fesses face au feu. Après, sous la tente, le froid et la bonne humeur étaient plus que propices à trouver des activités susceptibles de réchauffer très très rapidement et efficacement l'intérieur de nos sacs de couchage. Le lendemain, tout ça m'a donné plein d'énergie pour grimper une montagne, savourant l'air frais et admirant la beauté des forêts mixtes en octobre.
Pour le reste de la fin de semaine, poutine, cheesecake, cinéma, emplettes sur Saint-Denis au gros soleil, bref, une super fin de semaine qui m'a même fait oublier que j'aurais pu être devant mon fleuve adoré, ce qui n'est pas peu dire.
L'automne est vraiment la saison des amoureux je trouve. Et définitivement ma saison préférée.
Le popotin : mot mignon qui décrit une partie du corps tout aussi mignonne qu'on se pogne allègrement quand on lit ou rédige des blogs.
Affichage des articles dont le libellé est L'amour... toujours l'amour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est L'amour... toujours l'amour. Afficher tous les articles
lundi 13 octobre 2014
mercredi 24 septembre 2014
Une (mal?)saine compétition
Porc-épic est de retour à l'école. Lui qui a passé les dernières années à ne travailler qu'entouré d'hommes, dans un perpétuel "party de saucisses", le voilà au cégep, entouré de jeunes filles fermes et fraîches facilement impressionnables. Le voilà dans un programme rempli de filles. Moi qui suis insécure et jalouse et possessive à mes heures, disons que cette situation m'a pas mal stressée cet été quand je l'anticipais.
Évidemment, la première personne avec qui il a parlé est une fille de 23 ans, jolie, qui a étudié en cinéma comme lui, qui aime les hommes plus vieux, et tout le tralala.
Hier soir, il prenait une bière avec des amis du cégep. Les amis du cégep se sont rapidement avérés être....cette fille et c'est tout! Il est rentré à 2h00 du matin. J'ai manifesté quelques inquiétudes. Aujourd'hui, nous en avons discuté. Et même si ça m'inquiète, en fait, je me rends compte que ça m'amuse beaucoup dans un sens. Dans mon esprit, Porc-épic est un homme sexy, drôle, brillant, attachant, loyal, frondeur, baveux mais pas trop, bref, un catch! Alors il est inévitable qu'une fille ou même plusieurs s'intéressent à lui. Ça me fait peur. Mais en même temps, c'est pas comme si j'étais moi-même un boudin qui n'intéresse personne. Tout ça m'excite un peu au fond, à ma (plus ou moins) grande surprise. J'aime trop les défis et la compétition. Une jeune fille ferme veut lui faire de l'oeil? Eh bien c'est à moi de m'assurer qu'il me trouve plus hot qu'elle quand il rentre à la maison.
Bring it on!
Évidemment, la première personne avec qui il a parlé est une fille de 23 ans, jolie, qui a étudié en cinéma comme lui, qui aime les hommes plus vieux, et tout le tralala.
Hier soir, il prenait une bière avec des amis du cégep. Les amis du cégep se sont rapidement avérés être....cette fille et c'est tout! Il est rentré à 2h00 du matin. J'ai manifesté quelques inquiétudes. Aujourd'hui, nous en avons discuté. Et même si ça m'inquiète, en fait, je me rends compte que ça m'amuse beaucoup dans un sens. Dans mon esprit, Porc-épic est un homme sexy, drôle, brillant, attachant, loyal, frondeur, baveux mais pas trop, bref, un catch! Alors il est inévitable qu'une fille ou même plusieurs s'intéressent à lui. Ça me fait peur. Mais en même temps, c'est pas comme si j'étais moi-même un boudin qui n'intéresse personne. Tout ça m'excite un peu au fond, à ma (plus ou moins) grande surprise. J'aime trop les défis et la compétition. Une jeune fille ferme veut lui faire de l'oeil? Eh bien c'est à moi de m'assurer qu'il me trouve plus hot qu'elle quand il rentre à la maison.
Bring it on!
samedi 14 juin 2014
Pas du monde
Ces temps-ci, je ne suis pas du monde. La fin d'année me stresse et j'ai l'impression que j'ai un million de choses à faire et de papiers à remplir. Et il y a notre immeuble qui est à vendre, ce qui me stresse puissance mille.
Bref, je suis susceptible et vaguement insupportable. J'espère que mon humeur va s'améliorer dans les prochains jours parce que disons que j'appréhende mon été à petit budget avec Porc-épic. J'ai l'habitude d'être souvent seule et là, il est pas mal toujours là depuis qu'il est sur le chômage. Je me sens un peu cheap d'écrire ça, mais bon, je le pense...J'aime passer du temps avec lui, évidemment, mais je ne suis pas prête à être un couple de retraités relax qui passent toutes leurs journées ensemble à faire des mots croisés. J'ai une grosse bulle et perdre les minutes quotidiennes de solitude totale que j'avais depuis des années me pèse parfois. Il faut dire que ma job est on ne peut plus sociale et que le seul moment de solitude que j'ai est sur la toilette, et encore...Alors quand j'arrive à la maison, ça me fait du bien d'être seule dans le silence. En cette fin d'année riche en stress, j'en aurais bien besoin.
Alors je suis pas du monde. Pour l'instant, Porc-épic arrive à m'endurer. Je pense.
Bref, je suis susceptible et vaguement insupportable. J'espère que mon humeur va s'améliorer dans les prochains jours parce que disons que j'appréhende mon été à petit budget avec Porc-épic. J'ai l'habitude d'être souvent seule et là, il est pas mal toujours là depuis qu'il est sur le chômage. Je me sens un peu cheap d'écrire ça, mais bon, je le pense...J'aime passer du temps avec lui, évidemment, mais je ne suis pas prête à être un couple de retraités relax qui passent toutes leurs journées ensemble à faire des mots croisés. J'ai une grosse bulle et perdre les minutes quotidiennes de solitude totale que j'avais depuis des années me pèse parfois. Il faut dire que ma job est on ne peut plus sociale et que le seul moment de solitude que j'ai est sur la toilette, et encore...Alors quand j'arrive à la maison, ça me fait du bien d'être seule dans le silence. En cette fin d'année riche en stress, j'en aurais bien besoin.
Alors je suis pas du monde. Pour l'instant, Porc-épic arrive à m'endurer. Je pense.
vendredi 25 avril 2014
Les débuts
Petit sursaut de mélancolie hormonale ces derniers jours. Et je ressors ma petite averse de reproches envers mon Porc-épic, elle qui n'est jamais bien loin, il faut le dire. Ah rien de majeur, mais juste cette petite insatisfaction permanente qui doit être bien gossante pour lui.
Et ce soir, j'ai eu l'envie de fouiller dans mes vieux écrits et j'ai constaté à quel point je suis une lâcheuse. Dans mes calepins et dans mon ordi, des tonnes de débuts, mais presque jamais de fin. Je suis celle qui commence un million de projets puis les abandonne, désintéressée ou soudainement attirée par autre chose.
J'ai des dizaines de débuts d'histoire, de phrases bien polies, mais suspendues dans le vide.
J'ai un foulard commencé il y a quelques années maintenant et qui ne fait toujours pas le tour de mon cou.
J'ai toute une boite remplie de perles pour faire des bijoux. Je pense avoir fait un bracelet.
Je viens tout juste de jeter un super vieux kit de peinture sur verre.
J'ai des boites de photos qui attendent d'être triées, d'affiches roulées qui attendent d'être posées, de livres qui attendent d'être dépoussiérés.
Dans toutes mes insatisfactions amoureuses, je me demande s'il n'y a pas un peu de cet attrait pour les débuts, ces premiers frissons, cette excitation de la nouveauté. Il est parfois difficile, dans toute cette culture du coup de foudre et du baiser qui décroche la mâchoire, de vivre le quotidien amoureux avec ses zones de beige.
En même temps, je pense à plein d'intérêts que j'ai qui ne se démentent pas, à mon attachement profond à mon orchestre, à ma loyauté parfois presque ridicule en amitié et je me dis que je ne suis pas si accro aux débuts. Mais j'ai crissement peur des fins, comme tout le monde j'imagine.
Et ce soir, j'ai eu l'envie de fouiller dans mes vieux écrits et j'ai constaté à quel point je suis une lâcheuse. Dans mes calepins et dans mon ordi, des tonnes de débuts, mais presque jamais de fin. Je suis celle qui commence un million de projets puis les abandonne, désintéressée ou soudainement attirée par autre chose.
J'ai des dizaines de débuts d'histoire, de phrases bien polies, mais suspendues dans le vide.
J'ai un foulard commencé il y a quelques années maintenant et qui ne fait toujours pas le tour de mon cou.
J'ai toute une boite remplie de perles pour faire des bijoux. Je pense avoir fait un bracelet.
Je viens tout juste de jeter un super vieux kit de peinture sur verre.
J'ai des boites de photos qui attendent d'être triées, d'affiches roulées qui attendent d'être posées, de livres qui attendent d'être dépoussiérés.
Dans toutes mes insatisfactions amoureuses, je me demande s'il n'y a pas un peu de cet attrait pour les débuts, ces premiers frissons, cette excitation de la nouveauté. Il est parfois difficile, dans toute cette culture du coup de foudre et du baiser qui décroche la mâchoire, de vivre le quotidien amoureux avec ses zones de beige.
En même temps, je pense à plein d'intérêts que j'ai qui ne se démentent pas, à mon attachement profond à mon orchestre, à ma loyauté parfois presque ridicule en amitié et je me dis que je ne suis pas si accro aux débuts. Mais j'ai crissement peur des fins, comme tout le monde j'imagine.
lundi 24 février 2014
Pour une dernière fois cette année, la Saint-Valentin
Dernière fois que j'en parle, au moins jusqu'à l'année prochaine, c'est promis!
Je voulais revenir là-dessus parce que ma Saint-Valentin a été pleine de bonheur et de douce ironie.
J'ai déjà parlé de ma discussion avec Porc-épic, à qui j'ai dit que même si je n'allais rien avoir, il allait avoir du bon sexe, pendant que mes collègues auraient besoin de suivre mes bons conseils pour en avoir.
Eh bien, finalement, rien ne s'est passé comme je l'avais prévu. Porc-épic s'est surpassé! Quand je suis arrivée à la maison le jour de la Saint-Valentin, il avait fait toutes les courses et j'ai dû me cacher dans mon bureau pendant qu'il me cuisinait non pas un, mais deux desserts surprises! Plus tard, autre surprise, il me sert des huîtres, ce que j'a-do-re. Nous mangeons la fondue au fromage avec une excellente bouteille de vin. Premier dessert, crème brûlée à la lavande. Nous jasons, il me chasse de la cuisine pour compléter son deuxième dessert, une verrine avec du tapioca à la noix de coco et des petits fruits cuits dans plein de beurre, avec un crumble de noisettes et coco. Il avait cuisiné avec tous mes ingrédients préférés. Une petite attention vraiment charmante qui m'a beaucoup touchée. En plus, il m'a acheté un cadeau coquin. Je n'en revenais pas!
Mais...évidemment...avec toute cette bouffe et cet alcool, malgré son invitation et son enthousiasme visible sous la ceinture, je ne pouvais juste pas faire l'amour...j'étais sur le bord d'exploser.
J'ai quand même ri. Je pensais ne rien avoir sauf du sexe. J'ai tout eu sauf du sexe, parce que je n'en voulais pas, ce qui est chose très très rare.
J'ai eu une petite pensée pour mes collègues. Je sais qu'ils n'ont pas suivi mes conseils. Je n'ai pas su par contre s'ils ont quand même eu du bon sexe...mais d'après moi, à voir leur face le lundi matin, je ne penserais pas. Un est un peu trop prude pour que je lui pose la question carrément, l'autre était trop déprimé, ce qui me donnait la réponse dans le fond...Bref, Porc-épic c'est le meilleur, et mes piles d'amour sont gonflées à bloc! Comme quoi, ça ne sert pas à rien, la Saint-Valentin...
Je voulais revenir là-dessus parce que ma Saint-Valentin a été pleine de bonheur et de douce ironie.
J'ai déjà parlé de ma discussion avec Porc-épic, à qui j'ai dit que même si je n'allais rien avoir, il allait avoir du bon sexe, pendant que mes collègues auraient besoin de suivre mes bons conseils pour en avoir.
Eh bien, finalement, rien ne s'est passé comme je l'avais prévu. Porc-épic s'est surpassé! Quand je suis arrivée à la maison le jour de la Saint-Valentin, il avait fait toutes les courses et j'ai dû me cacher dans mon bureau pendant qu'il me cuisinait non pas un, mais deux desserts surprises! Plus tard, autre surprise, il me sert des huîtres, ce que j'a-do-re. Nous mangeons la fondue au fromage avec une excellente bouteille de vin. Premier dessert, crème brûlée à la lavande. Nous jasons, il me chasse de la cuisine pour compléter son deuxième dessert, une verrine avec du tapioca à la noix de coco et des petits fruits cuits dans plein de beurre, avec un crumble de noisettes et coco. Il avait cuisiné avec tous mes ingrédients préférés. Une petite attention vraiment charmante qui m'a beaucoup touchée. En plus, il m'a acheté un cadeau coquin. Je n'en revenais pas!
Mais...évidemment...avec toute cette bouffe et cet alcool, malgré son invitation et son enthousiasme visible sous la ceinture, je ne pouvais juste pas faire l'amour...j'étais sur le bord d'exploser.
J'ai quand même ri. Je pensais ne rien avoir sauf du sexe. J'ai tout eu sauf du sexe, parce que je n'en voulais pas, ce qui est chose très très rare.
J'ai eu une petite pensée pour mes collègues. Je sais qu'ils n'ont pas suivi mes conseils. Je n'ai pas su par contre s'ils ont quand même eu du bon sexe...mais d'après moi, à voir leur face le lundi matin, je ne penserais pas. Un est un peu trop prude pour que je lui pose la question carrément, l'autre était trop déprimé, ce qui me donnait la réponse dans le fond...Bref, Porc-épic c'est le meilleur, et mes piles d'amour sont gonflées à bloc! Comme quoi, ça ne sert pas à rien, la Saint-Valentin...
mercredi 12 février 2014
Porc-épic et la Saint-Valentin
Moi: Depuis quelques jours, j'arrête pas de donner des conseils aux gars autour de moi pour la Saint-Valentin, mais quelque chose me dit que moi, j'aurai rien de ce que je leur suggère.
Porc-épic, en riant : Non, sûrement pas.
Moi : Pis en plus, je leur dis qu'ils vont avoir du bon sexe grâce à ça. Mais toi, tu vas avoir du bon sexe anyway...
Porc-épic rit encore : C'est qui l'cave?
Je soupire...
Porc-épic, en riant : Non, sûrement pas.
Moi : Pis en plus, je leur dis qu'ils vont avoir du bon sexe grâce à ça. Mais toi, tu vas avoir du bon sexe anyway...
Porc-épic rit encore : C'est qui l'cave?
Je soupire...
dimanche 9 février 2014
Les filles et la Saint-Valentin
J'ai eu plusieurs discussions avec le prof d'éduc de mes élèves dernièrement, entre autres dans l'autobus scolaire qui nous a menés à Piedmont pour la glissade. D'abord, je le connais depuis plus de 20 ans, parce que nous avons fréquenté le même camp de jour et même été dans le même groupe quelques étés. Ensuite, le département d'accueil, nous sommes une petite famille tissée serrée. Et puis, j'essaie d'aller voir mes élèves dans leur cours d'éduc le plus souvent possible, au moins une fois ou deux par mois. Parce que j'ai du fun à être super nulle dans tous les sports, et parce que ça les fait rire et ça leur fait plaisir de voir les rôles se renverser et d'être enfin ceux qui peuvent m'apprendre beaucoup de choses pendant que je suis celle qui rushe et pédale fort. Bref, appelons-le Prof d'éduc, c'est simple et clair.
Prof d'éduc se plait souvent à dire que sa blonde et lui, ils ne sont pas romantiques. Que les mots doux, ils n'ont pas besoin de ça, que la Saint-Valentin, c'est une cochonnerie commerciale dont ils se crissent.
Chaque fois qu'il me parle de ça, je lui fais une face un peu sceptique. C'est que ce discours, j'en ai souvent parlé ici, je le connais et je sais qu'il est assez fragile et mince. Moi aussi, je me crisse de cette fête commerciale. Et en même temps, je ne m'en crisse pas tant que ça...et j'aime dooooonc ça quand Porc-épic la souligne par une gentille attention. C'est paradoxal, mais c'est de même.
Dans l'autobus, ô surprise, Prof d'éduc m'a dit qu'il a été surpris quand sa blonde, la semaine dernière, lui a dit qu'elle aimerait qu'il lui achète un coeur en chocolat à 1$ style pharmacie. Il était perplexe et se demandait juste quelle sorte de coeur exactement il était censé acheter au Jean Coutu, s'il y en a plusieurs, lequel elle veut, etc. Genre "j'y comprends rien mais je vais faire ce qu'elle me dit".
Mais non, crétin. Si, malgré votre pseudo discours, elle prend la peine de te réclamer ça sur un ton semi ironique, c'est parce qu'au fond, elle ne s'en crisse pas tant. Et qu'elle va être déçue si, vraiment, tu ne te pointes qu'avec un stupide coeur à 1$. Sans mots doux.
J'aurais dû lui dire tout ça, mais sur le coup, j'ai juste ri. Je pense que je vais devoir aller faire un tour au gymnase cette semaine. Une pauvre fille que je ne connais pas a besoin que je sauve sa Saint-Valentin.
Prof d'éduc se plait souvent à dire que sa blonde et lui, ils ne sont pas romantiques. Que les mots doux, ils n'ont pas besoin de ça, que la Saint-Valentin, c'est une cochonnerie commerciale dont ils se crissent.
Chaque fois qu'il me parle de ça, je lui fais une face un peu sceptique. C'est que ce discours, j'en ai souvent parlé ici, je le connais et je sais qu'il est assez fragile et mince. Moi aussi, je me crisse de cette fête commerciale. Et en même temps, je ne m'en crisse pas tant que ça...et j'aime dooooonc ça quand Porc-épic la souligne par une gentille attention. C'est paradoxal, mais c'est de même.
Dans l'autobus, ô surprise, Prof d'éduc m'a dit qu'il a été surpris quand sa blonde, la semaine dernière, lui a dit qu'elle aimerait qu'il lui achète un coeur en chocolat à 1$ style pharmacie. Il était perplexe et se demandait juste quelle sorte de coeur exactement il était censé acheter au Jean Coutu, s'il y en a plusieurs, lequel elle veut, etc. Genre "j'y comprends rien mais je vais faire ce qu'elle me dit".
Mais non, crétin. Si, malgré votre pseudo discours, elle prend la peine de te réclamer ça sur un ton semi ironique, c'est parce qu'au fond, elle ne s'en crisse pas tant. Et qu'elle va être déçue si, vraiment, tu ne te pointes qu'avec un stupide coeur à 1$. Sans mots doux.
J'aurais dû lui dire tout ça, mais sur le coup, j'ai juste ri. Je pense que je vais devoir aller faire un tour au gymnase cette semaine. Une pauvre fille que je ne connais pas a besoin que je sauve sa Saint-Valentin.
dimanche 15 décembre 2013
Être ou ne pas être fidèle
Ces derniers mois, la question de la fidélité est souvent revenue sur le tapis dans mon couple. Il ne s'est rien passé de particulier, à part d'éternelles et normales petites insatisfactions mutuelles. C'est seulement que Porc-épic et moi parlons de tout, tout le temps, souvent à mon initiative, mais je considère quand même que c'est une de nos grandes forces. J'ai été très, peut-être même trop honnête en ce qui concerne l'évolution de mes réflexions sur le sujet. Et Porc-épic est un peu inquiet, même s'il n'a pas raison de l'être selon moi.
Quand nous avons commencé à sortir ensemble, il y a 13 ans, j'étais catégorique sur la question. Il était pour moi impensable que Porc-épic me trompe ou que je le trompe. La moindre incartade était passible de mort et je n'allais rien accepter du tout. Je me souviens que nous avons même eu une méga crise de couple parce que pendant qu'il participait à un concours avec son groupe de musique pendant un week-end, il avait passé la majeure partie du temps avec une fille et qu'il lui avait massé les épaules...Une fois la crise passée (je rappelle que nous avions 17 ans...), j'ai relativisé tout ça. Et masser les épaules d'une autre fille est passé de la catégorie inacceptable à la catégorie "bah c'est pas siiii grave au fond tant que c'est moi qu'il aime".
Un an plus tard, Porc-épic a eu des doutes sur notre relation. Il n'allait pas bien, moi non plus, tout ça a dérapé, il a même fini par embrasser une autre fille et lui toucher les seins, la caresser un peu. Méga crise. Mais nous avons fini par passer par-dessus. La ligne de l'inacceptable et de l'acceptable a encore bougé un peu. Petite précision ici, acceptable ne veut pas dire souhaitable et parfaitement correct, entendons-nous...Ça veut seulement dire que je si je suis parfaitement honnête avec moi-même, je sais que je ne laisserais pas Porc-épic s'il embrassait une autre fille. Je lui pèterais une coche, je chercherais à comprendre ce qui s'est passé, mais ça n'entre plus dans ma catégorie de péchés impardonnables.
Puis, dans cette même année de flou et de complications, il m'est arrivé la même chose. J'ai embrassé un autre gars, je l'ai caressé un peu. Et ça m'a ouvert les yeux sur ben des choses. J'ai compris qu'avant d'être un "nous", on reste un "je". Que même si notre couple prend beaucoup de place dans notre vie, il peut arriver un moment où on est comme dans un univers parallèle où l'autre n'existe pas vraiment. Où tout ce qui existe, c'est ce "je", cette envie au creux des entrailles, cette excitation, cette envie de séduire et d'être dévorée du regard. Et quand on ajoute un peu d'alcool à tout ça, ça aide beaucoup à oublier le reste. Ça n'excuse pas le geste. Mais le fait que j'étais en train de frencher un autre gars ne diminuait en rien mon amour pour Porc-épic. Ça n'avait strictement rien à voir avec lui. Même que cet autre gars, ce n'était pas que du cul et nous le savions tous les deux. Même si rien n'avait été dit, nous savions que le désir se construisait depuis un bon moment et que si nous avions été célibataires, nous aurions commencé à nous fréquenter plusieurs mois avant. Il était un de ces "peut-être", une de ces personnes qu'on croise sur notre chemin et avec qui on sait que dans une autre vie, il aurait pu se passer quelque chose. Porc-épic est mon "oui, absolument, pour toujours". J'ai frenché l'autre dans un moment de faiblesse et ça m'a crissement fait du bien et ça a aidé à faire passer la pilule de l'autre french extraconjugal. Mais dans ma tête, ça ne remettait nullement en cause ma relation avec Porc-épic. Mais ça lui a fait salement mal de l'apprendre. Autre crise, autres pleurs. Le gars en question, qui était de 7 ans mon aîné, a choisi de ne rien dire à sa blonde. Parce que c'était sans conséquence, parce que ça allait seulement lui faire du mal. Avoir eu 7 ans de plus, j'aurais peut-être fait pareil.
Parce que quelques années plus tard, je pense plutôt comme cet autre gars. Porc-épic et moi avons juré d'être fidèles et d'être honnêtes. Nous avons toujours dit que nous pouvions tout nous dire. Mais je n'en suis plus si certaine. Si demain matin je trompais Porc-épic et que c'était sans lendemain et sans conséquence, je pense que j'aurais tendance à me taire. J'ai l'impression que les gens qui le disent le font surtout pour soulager leur conscience et diminuer leur culpabilité. Mais ce faisant, ils entraînent une montagne de douleurs qui aurait pu être évitée. J'ai dit à Porc-épic que s'il me trompe, je préfère qu'il se taise. On s'entend...s'il couche pendant 6 mois avec ma meilleure amie, c'est une autre affaire. Mais si, dans un moment de faiblesse, il se passe de quoi avec une autre, qu'il le regrette, que ça ne se reproduira plus, que c'est moi qu'il aime, au fond, ça va juste me faire crissement mal de le savoir. Avec les années, la fidélité du coeur est devenue plus importante pour moi que la fidélité de la peau. Ah si je passais mon temps à frencher d'autres gars et à coucher avec plein de monde, je me poserais de sérieuses questions. Je ne parle pas de ce genre d'infidélité chronique. Je ne veux pas relation ouverte où on couche avec n'importe qui. Le sexe reste pour moi l'expérience intime la plus intense de notre petite vie humaine, une expérience que je veux sacrée et privilégiée entre Porc-épic et moi.
Mais la peau reste de la peau, et il se pourrait que des accidents arrivent tout au long de notre sinueux mais beau chemin. L'important pour moi, c'est que quand Porc-épic pousse la porte le soir, je veux qu'il soit content de me trouver moi de l'autre côté, et pas une autre. Le reste, je ne veux plus le savoir.
J'ai dit tout cela très franchement à Porc-épic. Il n'est pas d'accord. Il est inquiet. J'essaie de lui faire comprendre que rien n'a changé au fond. Dans les faits, je lui suis toujours fidèle. En fait, plus les années passent, plus je tiens à lui. Moins je veux laisser des accidents de parcours mettre en péril ce que nous avons construit. C'est pourquoi si je dévie momentanément de ma route, dans un moment de distraction, je vais me remettre sur la bonne track, redresser mes épaules, ouvrir mes yeux, être plus vigilante et regarder en avant. Et fermer ma gueule. L'important, c'est un peu moins que Porc-épic soit le seul. De façon honnête et pragmatique, ça m'étonnerait un peu qu'il le soit. Mais je veux absolument qu'il soit le dernier et je vais tout faire pour que ça arrive, y compris me taire quand parler ne ferait que partager une douleur qu'il serait plus sage d'assumer moi-même.
J'en suis rendue là dans mes réflexions. Nul doute que la vie va finir par me faire encore changer d'idée, comme toujours.
Quand nous avons commencé à sortir ensemble, il y a 13 ans, j'étais catégorique sur la question. Il était pour moi impensable que Porc-épic me trompe ou que je le trompe. La moindre incartade était passible de mort et je n'allais rien accepter du tout. Je me souviens que nous avons même eu une méga crise de couple parce que pendant qu'il participait à un concours avec son groupe de musique pendant un week-end, il avait passé la majeure partie du temps avec une fille et qu'il lui avait massé les épaules...Une fois la crise passée (je rappelle que nous avions 17 ans...), j'ai relativisé tout ça. Et masser les épaules d'une autre fille est passé de la catégorie inacceptable à la catégorie "bah c'est pas siiii grave au fond tant que c'est moi qu'il aime".
Un an plus tard, Porc-épic a eu des doutes sur notre relation. Il n'allait pas bien, moi non plus, tout ça a dérapé, il a même fini par embrasser une autre fille et lui toucher les seins, la caresser un peu. Méga crise. Mais nous avons fini par passer par-dessus. La ligne de l'inacceptable et de l'acceptable a encore bougé un peu. Petite précision ici, acceptable ne veut pas dire souhaitable et parfaitement correct, entendons-nous...Ça veut seulement dire que je si je suis parfaitement honnête avec moi-même, je sais que je ne laisserais pas Porc-épic s'il embrassait une autre fille. Je lui pèterais une coche, je chercherais à comprendre ce qui s'est passé, mais ça n'entre plus dans ma catégorie de péchés impardonnables.
Puis, dans cette même année de flou et de complications, il m'est arrivé la même chose. J'ai embrassé un autre gars, je l'ai caressé un peu. Et ça m'a ouvert les yeux sur ben des choses. J'ai compris qu'avant d'être un "nous", on reste un "je". Que même si notre couple prend beaucoup de place dans notre vie, il peut arriver un moment où on est comme dans un univers parallèle où l'autre n'existe pas vraiment. Où tout ce qui existe, c'est ce "je", cette envie au creux des entrailles, cette excitation, cette envie de séduire et d'être dévorée du regard. Et quand on ajoute un peu d'alcool à tout ça, ça aide beaucoup à oublier le reste. Ça n'excuse pas le geste. Mais le fait que j'étais en train de frencher un autre gars ne diminuait en rien mon amour pour Porc-épic. Ça n'avait strictement rien à voir avec lui. Même que cet autre gars, ce n'était pas que du cul et nous le savions tous les deux. Même si rien n'avait été dit, nous savions que le désir se construisait depuis un bon moment et que si nous avions été célibataires, nous aurions commencé à nous fréquenter plusieurs mois avant. Il était un de ces "peut-être", une de ces personnes qu'on croise sur notre chemin et avec qui on sait que dans une autre vie, il aurait pu se passer quelque chose. Porc-épic est mon "oui, absolument, pour toujours". J'ai frenché l'autre dans un moment de faiblesse et ça m'a crissement fait du bien et ça a aidé à faire passer la pilule de l'autre french extraconjugal. Mais dans ma tête, ça ne remettait nullement en cause ma relation avec Porc-épic. Mais ça lui a fait salement mal de l'apprendre. Autre crise, autres pleurs. Le gars en question, qui était de 7 ans mon aîné, a choisi de ne rien dire à sa blonde. Parce que c'était sans conséquence, parce que ça allait seulement lui faire du mal. Avoir eu 7 ans de plus, j'aurais peut-être fait pareil.
Parce que quelques années plus tard, je pense plutôt comme cet autre gars. Porc-épic et moi avons juré d'être fidèles et d'être honnêtes. Nous avons toujours dit que nous pouvions tout nous dire. Mais je n'en suis plus si certaine. Si demain matin je trompais Porc-épic et que c'était sans lendemain et sans conséquence, je pense que j'aurais tendance à me taire. J'ai l'impression que les gens qui le disent le font surtout pour soulager leur conscience et diminuer leur culpabilité. Mais ce faisant, ils entraînent une montagne de douleurs qui aurait pu être évitée. J'ai dit à Porc-épic que s'il me trompe, je préfère qu'il se taise. On s'entend...s'il couche pendant 6 mois avec ma meilleure amie, c'est une autre affaire. Mais si, dans un moment de faiblesse, il se passe de quoi avec une autre, qu'il le regrette, que ça ne se reproduira plus, que c'est moi qu'il aime, au fond, ça va juste me faire crissement mal de le savoir. Avec les années, la fidélité du coeur est devenue plus importante pour moi que la fidélité de la peau. Ah si je passais mon temps à frencher d'autres gars et à coucher avec plein de monde, je me poserais de sérieuses questions. Je ne parle pas de ce genre d'infidélité chronique. Je ne veux pas relation ouverte où on couche avec n'importe qui. Le sexe reste pour moi l'expérience intime la plus intense de notre petite vie humaine, une expérience que je veux sacrée et privilégiée entre Porc-épic et moi.
Mais la peau reste de la peau, et il se pourrait que des accidents arrivent tout au long de notre sinueux mais beau chemin. L'important pour moi, c'est que quand Porc-épic pousse la porte le soir, je veux qu'il soit content de me trouver moi de l'autre côté, et pas une autre. Le reste, je ne veux plus le savoir.
J'ai dit tout cela très franchement à Porc-épic. Il n'est pas d'accord. Il est inquiet. J'essaie de lui faire comprendre que rien n'a changé au fond. Dans les faits, je lui suis toujours fidèle. En fait, plus les années passent, plus je tiens à lui. Moins je veux laisser des accidents de parcours mettre en péril ce que nous avons construit. C'est pourquoi si je dévie momentanément de ma route, dans un moment de distraction, je vais me remettre sur la bonne track, redresser mes épaules, ouvrir mes yeux, être plus vigilante et regarder en avant. Et fermer ma gueule. L'important, c'est un peu moins que Porc-épic soit le seul. De façon honnête et pragmatique, ça m'étonnerait un peu qu'il le soit. Mais je veux absolument qu'il soit le dernier et je vais tout faire pour que ça arrive, y compris me taire quand parler ne ferait que partager une douleur qu'il serait plus sage d'assumer moi-même.
J'en suis rendue là dans mes réflexions. Nul doute que la vie va finir par me faire encore changer d'idée, comme toujours.
dimanche 17 novembre 2013
Pavel 10 et la rupture amoureuse
"C'est un genre de forfait "tout compris", mais où on ne comprend rien.
Ça sent le vieux bois humide. Exactement comme promis dans la brochure. Il fait noir tout le temps, froid aussi. La nausée est enveloppante, les frissons, interminables. Et on a l'impression que c'est un aller simple, que le voyage ne cessera jamais, que le fond de ce baril deviendra notre maison pour l'éternité.
Je vous entends d'ici. "Secoue-toi, Martin. C'est juste une petite peine d'amour. Sois fort." Ce genre de choses faciles à dire, dures à entendre. Parce que, oui, dans un coin de ma tête, il reste un peu de raison, de réflexion, la pensée qu'il suffirait de me brasser, d'oublier, de bouger. Et que je m'en sortirais, de cette peine d'amour qui me détruit et me déchire. Mais tout autour de ce coin de cerveau, il y a la douleur, et la conviction qu'aucun brassage ne sera assez fort pour que je m'extirpe de ma léthargie.
Je ne suis pas assez fort.
Des années, j'en ai pour des années."
Mon voyage au fond du baril, Pavel T.10, Matthieu Simard, p.9-10
Ça sent le vieux bois humide. Exactement comme promis dans la brochure. Il fait noir tout le temps, froid aussi. La nausée est enveloppante, les frissons, interminables. Et on a l'impression que c'est un aller simple, que le voyage ne cessera jamais, que le fond de ce baril deviendra notre maison pour l'éternité.
Je vous entends d'ici. "Secoue-toi, Martin. C'est juste une petite peine d'amour. Sois fort." Ce genre de choses faciles à dire, dures à entendre. Parce que, oui, dans un coin de ma tête, il reste un peu de raison, de réflexion, la pensée qu'il suffirait de me brasser, d'oublier, de bouger. Et que je m'en sortirais, de cette peine d'amour qui me détruit et me déchire. Mais tout autour de ce coin de cerveau, il y a la douleur, et la conviction qu'aucun brassage ne sera assez fort pour que je m'extirpe de ma léthargie.
Je ne suis pas assez fort.
Des années, j'en ai pour des années."
Mon voyage au fond du baril, Pavel T.10, Matthieu Simard, p.9-10
***
Ce passage me rappelle ma propre peine d'amour, il y a un peu plus de 10 ans. Je ne sais plus si je l'ai déjà raconté ici, mais Porc-épic et moi nous sommes quittés, il y a un peu plus de 10 ans, pendant un gros deux semaines. Nous étions tous les deux poqués et dans une sale passe. Il y avait une fille qui rôdait autour de Porc-épic, je l'ai talonné, l'ai poussé dans ses derniers retranchements et j'ai tout fait exploser. Il n'avait, concrètement, rien fait de mal à part se poser des questions à ce moment il me semble...mais bon...mon sens du drame étant ce qu'il est, une nuit blanche, beaucoup de pleurs et de cris ont mené à l'inévitable rupture.
J'ai alors, comme Pavel, touché le fond du baril. Je ne mangeais plus, ne dormais plus. Tout le monde s'inquiétait pour moi. Enfin...tous ceux à qui j'avais osé en parler, parce que je ne voulais le dire à personne, j'avais trop honte. Papoune capotait pour moi au travail, pendant que je me pétais la tête sur les murs. Au sens propre. Ma mère appelait Plume en renfort et me cuisinait de la lasagne pour essayer de me faire avaler quelque chose.
Cette rupture, je ne la digérais pas. Pour moi, Porc-épic ne pouvait pas ne plus m'aimer. Il devait avoir menti. C'était impossible.
Le cégep a recommencé deux semaines plus tard. Et j'ai fait semblant. J'ai fait semblant que tout allait bien, que j'étais forte. J'ai croisé Porc-épic et lui ai servi mes plus charmants sourires. J'ai mis ma main sur sa cuisse et lui ai dit que son corps me manquait, que s'il voulait, il pouvait venir chez moi et qu'on pouvait coucher ensemble sans aucune attache, sans aucune promesse. Ce qui, évidemment, était de la bullshit pure et simple. Je l'avais perdu. J'allais me battre pour le ravoir. Je ne savais pas cuisiner à l'époque, alors j'ai utilisé la meilleure arme dont je disposais...
Il a hésité. Mais il a fini par venir. Et cette première fois, post-rupture, reste encore à ce jour gravée dans ma ma mémoire aussi clairement que le souper que j'ai mangé ce soir. Je m'attendais à de la passion dévorante. Et j'en ai eu. Mais je ne m'attendais pas à son regard rempli d'amour au moment de me prendre, comme si j'étais le plus beau trésor du monde qu'il ne pensait jamais retrouver. À sa façon de me flatter le dos après.
À ce moment, la rupture était finie. Nous n'avions besoin de rien dire, nous le savions.
Ah mais nous étions encore poqués, donc les mois qui ont suivi ont été très difficiles et le cégep et notre jeunesse ont mis sur notre route des tentations dont notre couple chambranlant aurait bien pu se passer.
Je suis avec le même homme, le premier, depuis mes 16 ans, mais je considère quand même que j'ai vécu une rupture amoureuse. Je sais que je n'en ai pas vécu tous les stades. Il me manque définitivement l'acceptation, le deuil, et surtout, le moment où on passe à autre chose! Mais j'ai vécu pendant ces deux semaines, un rollercoaster émotif très intense qui me fait comprendre ce que vivent les amoureux qui voient leur univers s'écrouler.
Surtout, j'ai eu cette cruelle révélation qu'on ne meurt pas d'une peine d'amour. Et que d'aimer, parfois, c'est juste pas suffisant.
Aujourd'hui, je pense sincèrement que sans cette rupture, Porc-épic et moi ne serions peut-être plus ensemble.
J'ai vécu deux semaines dégueulasses, les plus éprouvantes de ma courte vie je dirais. Mais j'ai quitté le fond du baril pour ne jamais le retrouver.
vendredi 20 septembre 2013
De grandes attentes
Plume a publié récemment sur FB un article qui parlait de notre génération et qui disait essentiellement que nous sommes malheureux parce que nous croyons tous que nous sommes spéciaux et promis à un destin extraordinaire. Que nos attentes sont démesurées et que l'écart entre ces dernières et la réalité nous plonge dans une détresse assurée et inévitable.
Un peu pessimiste...mais il y a quand même un fond de vérité derrière tout ça. Nos parents nous ont appris que tout était possible, que sky's the limit. Pourquoi alors viser moins que tout, moins que le ciel, l'extase et tout ce qui va avec? Porc-épic me dit souvent que je veux le beurre et l'argent du beurre. Ben....oui! Pourquoi pas?
Ça vaut pour ma vie professionnelle, évidemment, mais aussi pour ma vie amoureuse. Je ne sais pas si je suis intoxiquée par la télé et les films, mais en amour, je veux définitivement le beurre et l'argent du beurre et le cul de la laitière. Je veux une passion dévorante, je veux qu'on m'embrasse comme pour m'arracher la bouche, je veux qu'on me "sweep me off my feet", je veux qu'on me plaque contre le mur, je veux qu'on me lance des regards tendres, je veux qu'on me cuisine des tartes, je veux qu'on me masse les pieds, je veux qu'on me caresse les cheveux, je veux qu'on me comprenne sans que j'aie à ouvrir la bouche. Je veux 1000 hommes en un seul. Je veux la passion et la complicité dans un seul paquet bien emballé.
J'ai un peu de tout ça. Mais pas en même temps. Et pas tout le temps. Ça ne fait pas de moi une personne malheureuse. Mais peut-être toujours vaguement insatisfaite. Mais aussi pleine de grandes attentes et d'espoir.
Un peu pessimiste...mais il y a quand même un fond de vérité derrière tout ça. Nos parents nous ont appris que tout était possible, que sky's the limit. Pourquoi alors viser moins que tout, moins que le ciel, l'extase et tout ce qui va avec? Porc-épic me dit souvent que je veux le beurre et l'argent du beurre. Ben....oui! Pourquoi pas?
Ça vaut pour ma vie professionnelle, évidemment, mais aussi pour ma vie amoureuse. Je ne sais pas si je suis intoxiquée par la télé et les films, mais en amour, je veux définitivement le beurre et l'argent du beurre et le cul de la laitière. Je veux une passion dévorante, je veux qu'on m'embrasse comme pour m'arracher la bouche, je veux qu'on me "sweep me off my feet", je veux qu'on me plaque contre le mur, je veux qu'on me lance des regards tendres, je veux qu'on me cuisine des tartes, je veux qu'on me masse les pieds, je veux qu'on me caresse les cheveux, je veux qu'on me comprenne sans que j'aie à ouvrir la bouche. Je veux 1000 hommes en un seul. Je veux la passion et la complicité dans un seul paquet bien emballé.
J'ai un peu de tout ça. Mais pas en même temps. Et pas tout le temps. Ça ne fait pas de moi une personne malheureuse. Mais peut-être toujours vaguement insatisfaite. Mais aussi pleine de grandes attentes et d'espoir.
lundi 2 septembre 2013
Bien entourée
Je le savais déjà, mais ce week-end m'a confirmé que je suis vraiment bien entourée. Plusieurs amis et parents, qui ont lu ces lignes ou non, m'ont offert des tonnes de réconfort. Même si l'angoisse m'a un peu reprise aujourd'hui, j'ai réussi à passer un relativement beau week-end, sans trop de pleurs.
Samedi matin, déprime totale, braillage compris. Après avoir parlé à Plume, je me sentais déjà beaucoup mieux. J'ai décidé de me changer les idées, de prendre soin de moi et de laisser tomber cette idée d'aller m'enfermer à la didacthèque de l'UQAM pour aller trouver les meilleurs outils possibles pour cette année. Les meilleurs outils attendront que mon moral y soit. J'ai donc remplacé le travail par une balade dans le bois pour aller voir une chute, avec l'humidité au max, la sueur qui coule dans le cou et les moustiques envahissants en compagnie des deux personnes que j'aime le plus au monde et qui me font toujours le plus grand bien, ma mère et Porc-épic. En soirée, souper dans un de mes restos préférés. Bon. Pour être honnête, je l'aurais plus apprécié si j'avais eu l'estomac moins noué, mais tant qu'à manger un peu, aussi bien manger quelque chose de bon.
Dimanche, il faisait beau et j'avais encore besoin de prendre de l'air. Après quelques courses avec Porc-épic, balade en vélo et hamac avec Maman.
Et aujourd'hui...ben aujourd'hui il fallait que je travaille un peu, que je planifie mes cours. Après une autre crise de larmes, j'ai fini par m'y mettre. Et par chercher un psy.
Pourquoi est-ce que j'ai toujours peur de tout ce qui est nouveau? Pourquoi est-ce que j'ai si peur de me casser la gueule? Surtout quand tout le monde autour de moi est là pour m'aider?
Dans un sens, je trouve ridicule d'avoir aussi peur de l'échec. J'ai toujours la chienne, et tout finit toujours par bien aller. J'ai de super bons amis, un mari que j'adore, une job qui, bien qu'incertaine et instable, me stimule et me fait tripper. D'un autre côté, je me dis que c'est peut-être précisément la raison pour laquelle j'ai la chienne. Parce que je n'ai jamais connu de gros échec et que je ne sais pas me relever. Parce que je me dis que ça ne peut être qu'une question de temps avant que ça m'arrive à moi aussi, de me casser la gueule.
Aaaaahhhh...j'ai parfois l'impression d'être une extraterrestre, d'être anormale, d'être la seule sur cette planète à qui il manque des pitons pour bien fonctionner.
Autre billet décousu. Ça risque de réarriver dans les prochains jours. Ça fait du bien de ventiler.
Samedi matin, déprime totale, braillage compris. Après avoir parlé à Plume, je me sentais déjà beaucoup mieux. J'ai décidé de me changer les idées, de prendre soin de moi et de laisser tomber cette idée d'aller m'enfermer à la didacthèque de l'UQAM pour aller trouver les meilleurs outils possibles pour cette année. Les meilleurs outils attendront que mon moral y soit. J'ai donc remplacé le travail par une balade dans le bois pour aller voir une chute, avec l'humidité au max, la sueur qui coule dans le cou et les moustiques envahissants en compagnie des deux personnes que j'aime le plus au monde et qui me font toujours le plus grand bien, ma mère et Porc-épic. En soirée, souper dans un de mes restos préférés. Bon. Pour être honnête, je l'aurais plus apprécié si j'avais eu l'estomac moins noué, mais tant qu'à manger un peu, aussi bien manger quelque chose de bon.
Dimanche, il faisait beau et j'avais encore besoin de prendre de l'air. Après quelques courses avec Porc-épic, balade en vélo et hamac avec Maman.
Et aujourd'hui...ben aujourd'hui il fallait que je travaille un peu, que je planifie mes cours. Après une autre crise de larmes, j'ai fini par m'y mettre. Et par chercher un psy.
Pourquoi est-ce que j'ai toujours peur de tout ce qui est nouveau? Pourquoi est-ce que j'ai si peur de me casser la gueule? Surtout quand tout le monde autour de moi est là pour m'aider?
Dans un sens, je trouve ridicule d'avoir aussi peur de l'échec. J'ai toujours la chienne, et tout finit toujours par bien aller. J'ai de super bons amis, un mari que j'adore, une job qui, bien qu'incertaine et instable, me stimule et me fait tripper. D'un autre côté, je me dis que c'est peut-être précisément la raison pour laquelle j'ai la chienne. Parce que je n'ai jamais connu de gros échec et que je ne sais pas me relever. Parce que je me dis que ça ne peut être qu'une question de temps avant que ça m'arrive à moi aussi, de me casser la gueule.
Aaaaahhhh...j'ai parfois l'impression d'être une extraterrestre, d'être anormale, d'être la seule sur cette planète à qui il manque des pitons pour bien fonctionner.
Autre billet décousu. Ça risque de réarriver dans les prochains jours. Ça fait du bien de ventiler.
dimanche 18 août 2013
Encore Pavel 3
"Je suis tellement tanné de tomber en amour. C'est de la torture, pour moi. Je sais que le moment est parfait, que c'est un cadeau du ciel pas d'étoiles, qu'il faut que j'embrasse Anouk, là, maintenant. Que tout, dans cette fin de semaine qu'on vient de passer ensemble, a pointé vers ce moment-ci, dans le parc. On est seuls au milieu de tout comme s'il n'y avait rien autour. Mais il y a la peur, cette maudite peur qui fait mal. L'amour, ça fait mal, c'est ce que je me répète depuis que j'ai reçu un coeur en carton quand j'avais neuf ans. J'ai peur du rejet. Peur qu'Anouk me repousse. Peur que soudain tout le monde de toute mon existence apparaisse pour rire de moi.
Je fais quoi?
J'y vais? Je garroche mes lèvres sur les siennes? Oui, go. J'y vais. Le moment est parfait.
Jusqu'à ce qu'il devienne imparfait. C'est l'histoire de ma vie. Tandis que je mouille mes lèvres en secret, Anouk me sort un poignard de mots.
- Je suis contente de t'avoir comme ami.
Je crois que je l'ai entendue, la musique des comédies dramatiques, la trompette du découragement. L'amour, ça fait mal je vous dis.
On s'est levés, on s'est donné des petits becs sur les joues, froids, froids - plus que froids : frettes.
- Moi aussi, je suis content de t'avoir comme amie.
L'amour, c'est quétaine, de toute façon."
Pavel T. 3, L'amour m'écoeure, Mathieu Simard
Je fais quoi?
J'y vais? Je garroche mes lèvres sur les siennes? Oui, go. J'y vais. Le moment est parfait.
Jusqu'à ce qu'il devienne imparfait. C'est l'histoire de ma vie. Tandis que je mouille mes lèvres en secret, Anouk me sort un poignard de mots.
- Je suis contente de t'avoir comme ami.
Je crois que je l'ai entendue, la musique des comédies dramatiques, la trompette du découragement. L'amour, ça fait mal je vous dis.
On s'est levés, on s'est donné des petits becs sur les joues, froids, froids - plus que froids : frettes.
- Moi aussi, je suis content de t'avoir comme amie.
L'amour, c'est quétaine, de toute façon."
Pavel T. 3, L'amour m'écoeure, Mathieu Simard
***
J'aime ce passage d'abord parce que je le trouve bien écrit et touchant, tellement réaliste et représentatif de ce qui passe dans la tête d'un ado qui angoisse.
Pis aussi, il me fait tellement penser à ce que j'ai souvent ressenti face à mon amour de jeunesse, avant même Porc-épic, quand je confondais amitié et amour et que je rêvais d'embrasser mon meilleur ami de toujours. À partir de mes 10 ans j'ai cru que je l'aimais et je crois que c'est seulement quand je suis tombée amoureuse de Porc-épic, six ans plus tard, que j'ai compris que je mélangeais amour avec affection, tendresse, mauvaise estime de soi, romantisme éperdu et hormones bouillonnantes. C'est une bonne chose que ledit meilleur ami était moins confus que moi parce que nous aurions vraiment fait un couple horrible d'ailleurs. J'ai l'impression que mon adolescence n'a été qu'une suite de malentendus et de rendez-vous manqués. Comme celle de tout le monde, j'imagine. Mais sans ce chemin tortueux, je n'aurais peut-être pas trouvé mon Porc-épic au fond d'un champ de maïs.
mercredi 14 août 2013
Bonne fête Porc-épic!
C'est la fête de mon Porc-épic aujourd'hui. Dernière année de la vingtaine. Je la lui souhaite pleine de bonheurs et de changements stimulants!
samedi 13 juillet 2013
Blues du retour
Je suis revenue de Gaspésie jeudi soir, après une semaine de vacances vraiment exceptionnelle. Pas une seule goutte de pluie n'est tombée pendant les 10 jours que je suis partie. Il a fait si chaud que je me suis même baignée 4 fois, ce qui est plutôt exceptionnel en Gaspésie au début de juillet. Je me suis endormie dans le hamac en regardant les étoiles après avoir vu assez d'étoiles filantes pour ne plus trop savoir quels voeux faire. J'ai lu un livre aux deux jours environ. J'ai mangé plein de bonnes choses. J'ai dormi de longues heures et paressé tous les matins en écoutant le bruit des vagues. Bref, la vie de rêve.
Ce qui a rendu le retour plus difficile encore que d'habitude. C'est après voir déposé ma mère chez elle et en prenant l'autoroute pour rentrer chez moi que j'ai eu un coup de cafard. Plus précisément, quand j'ai jeté un oeil dans mon rétroviseur et vu le soleil se coucher sur le béton. Disons que ça faisait différent. Arrivée à la maison, j'avais l'impression d'être en terrain étranger. L'odeur était étrange et je ne savais même plus de quel côté tourner les robinets de la douche. Complètement déconnectée. Il faut dire que les 10 heures passées sur la route ne m'avaient évidemment pas laissée en top forme.
La seule chose que j'étais contente de retrouver, c'est mon Porc-épic, ma seule vraie maison. Ça m'a rassurée et troublée à la fois. Je me suis demandé si au fond, je ne devrais pas vivre ailleurs. Mais le lendemain, j'ai retrouvé tranquillement mes petites habitudes. D'aller déjeuner chez Régine avec ma Plume adorée a aidé à faire passer le blues du retour.
Ce soir, j'ai le blues de la solitude. Porc-épic est parti camper et je suis restée à la maison. Je n'avais pas envie de repartir juste après être rentrée et je l'ai convaincu d'y aller, même s'il s'était ennuyé de moi. L'ami qui lui avait lancé l'invitation est un ami très cher qu'il n'a pas souvent l'occasion de voir. Je me retrouve donc seule dans la chaleur moite de l'été montréalais. Je m'ennuie de Porc-épic avec qui je n'ai partagé que quelques petites heures depuis mon retour. Mais pour être honnête, je m'ennuie tout autant des vagues et des étoiles.
Ça va passer.
Ce qui a rendu le retour plus difficile encore que d'habitude. C'est après voir déposé ma mère chez elle et en prenant l'autoroute pour rentrer chez moi que j'ai eu un coup de cafard. Plus précisément, quand j'ai jeté un oeil dans mon rétroviseur et vu le soleil se coucher sur le béton. Disons que ça faisait différent. Arrivée à la maison, j'avais l'impression d'être en terrain étranger. L'odeur était étrange et je ne savais même plus de quel côté tourner les robinets de la douche. Complètement déconnectée. Il faut dire que les 10 heures passées sur la route ne m'avaient évidemment pas laissée en top forme.
La seule chose que j'étais contente de retrouver, c'est mon Porc-épic, ma seule vraie maison. Ça m'a rassurée et troublée à la fois. Je me suis demandé si au fond, je ne devrais pas vivre ailleurs. Mais le lendemain, j'ai retrouvé tranquillement mes petites habitudes. D'aller déjeuner chez Régine avec ma Plume adorée a aidé à faire passer le blues du retour.
Ce soir, j'ai le blues de la solitude. Porc-épic est parti camper et je suis restée à la maison. Je n'avais pas envie de repartir juste après être rentrée et je l'ai convaincu d'y aller, même s'il s'était ennuyé de moi. L'ami qui lui avait lancé l'invitation est un ami très cher qu'il n'a pas souvent l'occasion de voir. Je me retrouve donc seule dans la chaleur moite de l'été montréalais. Je m'ennuie de Porc-épic avec qui je n'ai partagé que quelques petites heures depuis mon retour. Mais pour être honnête, je m'ennuie tout autant des vagues et des étoiles.
Ça va passer.
mercredi 12 juin 2013
Double anniversaire
J'ai le coeur léger cette semaine. D'abord, j'ai presque tous mes après-midis off. Ça aide. Ensuite, c'est la semaine du double anniversaire! Mariage le 11, début de relation le 15. Respectivement deux ans et treize ans. Nous avons passé une superbe soirée hier, avec un très agréable combo sushis-bulles-sexe. Ce week-end, on se tape un gros souper au Joe Beef, que je veux essayer depuis si longtemps. Bref, l'été arrive, j'aime mon Porc-épic et je suis de bonne humeur!
jeudi 23 mai 2013
Vénus la fidèle
Vénus, que je n'ai pas vue depuis des lunes et qui me manque, m'a envoyé un message récemment. Elle y raconte que le temps passe sans panser, qu'un coeur, même poqué, peut-être surtout poqué, ne va pas toujours là où on voudrait qu'il aille. Malgré les gentils garçons qui lui tournent autour, elle pense toujours à lui, lui qui est retombé dans de vieilles tracks où elle ne peut ni ne veut le suivre. Vénus est la plus fidèle des fidèles. Son amour se fiche des convenances et des clichés, il déborde, éclabousse, dure et perdure. Elle aime trop et longtemps. C'est ce qui fait que je l'aime autant. J'ai tellement hâte qu'elle trouve celui qui sera digne de son coeur de géante.
À la fin de son message, elle résume si bien et avec une plume toujours aussi directe et touchante ce que c'est d'écrire à une amie. Je me permets de la citer directement. Je sais qu'elle ne m'en voudra pas.
"Bon, sans blague. Merci. T'a rien faite encore, mais quand tu seras rendue à cette ligne-ci, tu m'auras lue, pis juste de savoir ça, right-away... Sti qu'ça m'fait du bien"
lundi 20 mai 2013
Porc-épic et les compliments
Porc-épic me chiale après que j'ai laissé quelque chose traîner. Du quotidien quoi.
Moi : Ah je suis tannée de t'entendre chialer, dis donc quelque chose de positif!
Il ouvre la bouche pour commencer à parler.
Moi, l'interrompant : Tsé, un compliment, quelque chose.
Il s'arrête et me regarde, débiné.
Porc-épic : Ah? Un compliment sur toi? J'allais dire que j'ai hâte au prochain Star Trek.
Je le regarde et je soupire. Moment de silence.
Porc-épic : Tu as un beau teint.
Je ris.
Moi : Un beau teint? C'est ce que tu trouves de mieux à dire?
Porc-épic : Ben tsé, tu dis tout le temps que j'ai l'air malade. Toi, t'as un beau teint.
Je ris.
Moi : Ah je suis tannée de t'entendre chialer, dis donc quelque chose de positif!
Il ouvre la bouche pour commencer à parler.
Moi, l'interrompant : Tsé, un compliment, quelque chose.
Il s'arrête et me regarde, débiné.
Porc-épic : Ah? Un compliment sur toi? J'allais dire que j'ai hâte au prochain Star Trek.
Je le regarde et je soupire. Moment de silence.
Porc-épic : Tu as un beau teint.
Je ris.
Moi : Un beau teint? C'est ce que tu trouves de mieux à dire?
Porc-épic : Ben tsé, tu dis tout le temps que j'ai l'air malade. Toi, t'as un beau teint.
Je ris.
jeudi 9 mai 2013
La cage
J'ai brassé la cage de mon gros ours mal léché la semaine dernière. Porc-épic se meurt à petit feu au travail, écrasé par ce travail dont il ne veut plus. Je pensais que d'entreprendre des démarches d'orientation allait lui redonner un peu de bonne humeur, lui donner de l'élan pour passer à travers ses semaines.
Mais on dirait parfois que l'effet inverse se produit. Il est souvent déprimé et déprimant. La semaine dernière, j'ai essayé de lui faire comprendre que j'en avais plus que ma claque. Il a promis de faire des efforts.
Mais le week-end dernier, on dirait qu'il a remplacé la dépression par de l'agressivité. Je vois déjà les copains et copines s'inquiéter alors je précise...pas une agressivité dirigée contre moi, mais une tristesse remplacée par de la colère, de l'agacement.
Je me sens un peu coincée dans cette situation. Je comprends parfaitement comment il se sent et je réagirais peut-être de la même façon si j'étais à sa place. D'un autre côté, je manque de patience. Je ne veux pas être la mégère qui lui pousse dans le cul et qui, égoïstement, veut un chum de bonne humeur, mais en même temps, ça fait un crisse de bout qu'il est down et je n'ai pas envie de me laisser traîner au fond. Porc-épic est plus que mon amoureux, c'est mon partenaire, mon petit soleil humain. Alors forcément, s'il a un gros nuage gris au-dessus de la tête, ben moi je manque de soleil et je me sens un peu flétrie. Je sais que ça va passer et j'essaie de tenir le fort, mais je trouve le temps long.
Je me sens un peu coincée dans cette situation. Je comprends parfaitement comment il se sent et je réagirais peut-être de la même façon si j'étais à sa place. D'un autre côté, je manque de patience. Je ne veux pas être la mégère qui lui pousse dans le cul et qui, égoïstement, veut un chum de bonne humeur, mais en même temps, ça fait un crisse de bout qu'il est down et je n'ai pas envie de me laisser traîner au fond. Porc-épic est plus que mon amoureux, c'est mon partenaire, mon petit soleil humain. Alors forcément, s'il a un gros nuage gris au-dessus de la tête, ben moi je manque de soleil et je me sens un peu flétrie. Je sais que ça va passer et j'essaie de tenir le fort, mais je trouve le temps long.
Heureusement qu'il y a l'odeur des lilas.
lundi 22 avril 2013
Étrangeté du jour ou l'amour millepatte
Dans le premier numéro de la revue Nouveau projet, il y avait un texte très étrange et très charmant à la fois de François Létourneau. En résumé, il y parle d'un amour passé et évoque le film d'horreur The human centipede en disant que pour son aimée perdue, il serait prêt à se soumettre à l'expérience de former un millepatte humain, que cette expérience les rapprocherait (!) peut-être dans tous les sens. Aimant l'amour ET les histoires bizarres, j'ai beaucoup apprécié. Extrait.
"Avec cette question du rapprochement, je touche un thème central. Mon allégorie prend tout son sens et, rassurés, vous vous dites : oui, c'est grossier tout ça, adolescent, mais il y a une poésie, un souffle, des sentiments. À propos des sentiments - j'y viens, enfin -, je vous dirai une chose : on pense toujours avoir eu sa leçon, on se dit qu'on a donné, qu'on ne se fera plus prendre au jeu, puis on se retrouve, un an plus tard, dans une cave humide, la bouche cousue à l'anus de cette qu'on aime et on se dit : c'est reparti. On se rappelle que c'est perdu d'avance, bien sûr, puisqu'on a perdu la première fois et qu'on sait très bien qu'en amour il n'y a pas de deuxième chance, mais on espère, tout de même. Un espoir désespéré reste un espoir."
"Avec cette question du rapprochement, je touche un thème central. Mon allégorie prend tout son sens et, rassurés, vous vous dites : oui, c'est grossier tout ça, adolescent, mais il y a une poésie, un souffle, des sentiments. À propos des sentiments - j'y viens, enfin -, je vous dirai une chose : on pense toujours avoir eu sa leçon, on se dit qu'on a donné, qu'on ne se fera plus prendre au jeu, puis on se retrouve, un an plus tard, dans une cave humide, la bouche cousue à l'anus de cette qu'on aime et on se dit : c'est reparti. On se rappelle que c'est perdu d'avance, bien sûr, puisqu'on a perdu la première fois et qu'on sait très bien qu'en amour il n'y a pas de deuxième chance, mais on espère, tout de même. Un espoir désespéré reste un espoir."
mercredi 17 avril 2013
Retour à l'équilibre déséquilibrant
J'ai de bons amis qui s'inquiètent pour moi dès que ces lignes leur laissent croire que le moral est bas et le couple, bringuebalant. Les quelques fois où je ne censure pas mes états d'âme, j'en entends assez rapidement parler dans les jours qui suivent! Ça fait que je me retrouve à raconter plusieurs fois des trucs dont je n'ai pas toujours envie de parler au départ, mais ça fait aussi que je me sens pas mal aimée.
Alors, pour rassurer tous ces gens qui m'aiment de près ou de loin, je voulais dire que malgré la fatigue et mes élèves toujours aussi épuisants, ça va mieux. Porc-épic et moi avons crevé quelques abcès et sommes revenus à notre petit bonheur pas toujours tranquille. Il faut dire que cet hiver qui s'éternise combine quelques éléments explosifs : remise en question professionnelle pour Porc-épic (avec orienteur et tout) et relatif épuisement pour moi avec mon groupe qui me donne du fil à retordre. Ça nous rend tous les deux beaucoup plus susceptibles. Et comme ni un ni l'autre n'a le tact dans son top 3 de qualités, ça peut grafigner. Mais on finit toujours pas se retrouver! Que personne ne s'inquiète trop, les papiers de divorce ne sont pas encore imprimés.
Alors, pour rassurer tous ces gens qui m'aiment de près ou de loin, je voulais dire que malgré la fatigue et mes élèves toujours aussi épuisants, ça va mieux. Porc-épic et moi avons crevé quelques abcès et sommes revenus à notre petit bonheur pas toujours tranquille. Il faut dire que cet hiver qui s'éternise combine quelques éléments explosifs : remise en question professionnelle pour Porc-épic (avec orienteur et tout) et relatif épuisement pour moi avec mon groupe qui me donne du fil à retordre. Ça nous rend tous les deux beaucoup plus susceptibles. Et comme ni un ni l'autre n'a le tact dans son top 3 de qualités, ça peut grafigner. Mais on finit toujours pas se retrouver! Que personne ne s'inquiète trop, les papiers de divorce ne sont pas encore imprimés.
Inscription à :
Articles (Atom)