Je le savais déjà, mais ce week-end m'a confirmé que je suis vraiment bien entourée. Plusieurs amis et parents, qui ont lu ces lignes ou non, m'ont offert des tonnes de réconfort. Même si l'angoisse m'a un peu reprise aujourd'hui, j'ai réussi à passer un relativement beau week-end, sans trop de pleurs.
Samedi matin, déprime totale, braillage compris. Après avoir parlé à Plume, je me sentais déjà beaucoup mieux. J'ai décidé de me changer les idées, de prendre soin de moi et de laisser tomber cette idée d'aller m'enfermer à la didacthèque de l'UQAM pour aller trouver les meilleurs outils possibles pour cette année. Les meilleurs outils attendront que mon moral y soit. J'ai donc remplacé le travail par une balade dans le bois pour aller voir une chute, avec l'humidité au max, la sueur qui coule dans le cou et les moustiques envahissants en compagnie des deux personnes que j'aime le plus au monde et qui me font toujours le plus grand bien, ma mère et Porc-épic. En soirée, souper dans un de mes restos préférés. Bon. Pour être honnête, je l'aurais plus apprécié si j'avais eu l'estomac moins noué, mais tant qu'à manger un peu, aussi bien manger quelque chose de bon.
Dimanche, il faisait beau et j'avais encore besoin de prendre de l'air. Après quelques courses avec Porc-épic, balade en vélo et hamac avec Maman.
Et aujourd'hui...ben aujourd'hui il fallait que je travaille un peu, que je planifie mes cours. Après une autre crise de larmes, j'ai fini par m'y mettre. Et par chercher un psy.
Pourquoi est-ce que j'ai toujours peur de tout ce qui est nouveau? Pourquoi est-ce que j'ai si peur de me casser la gueule? Surtout quand tout le monde autour de moi est là pour m'aider?
Dans un sens, je trouve ridicule d'avoir aussi peur de l'échec. J'ai toujours la chienne, et tout finit toujours par bien aller. J'ai de super bons amis, un mari que j'adore, une job qui, bien qu'incertaine et instable, me stimule et me fait tripper. D'un autre côté, je me dis que c'est peut-être précisément la raison pour laquelle j'ai la chienne. Parce que je n'ai jamais connu de gros échec et que je ne sais pas me relever. Parce que je me dis que ça ne peut être qu'une question de temps avant que ça m'arrive à moi aussi, de me casser la gueule.
Aaaaahhhh...j'ai parfois l'impression d'être une extraterrestre, d'être anormale, d'être la seule sur cette planète à qui il manque des pitons pour bien fonctionner.
Autre billet décousu. Ça risque de réarriver dans les prochains jours. Ça fait du bien de ventiler.
Le popotin : mot mignon qui décrit une partie du corps tout aussi mignonne qu'on se pogne allègrement quand on lit ou rédige des blogs.
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lundi 2 septembre 2013
samedi 13 juillet 2013
Blues du retour
Je suis revenue de Gaspésie jeudi soir, après une semaine de vacances vraiment exceptionnelle. Pas une seule goutte de pluie n'est tombée pendant les 10 jours que je suis partie. Il a fait si chaud que je me suis même baignée 4 fois, ce qui est plutôt exceptionnel en Gaspésie au début de juillet. Je me suis endormie dans le hamac en regardant les étoiles après avoir vu assez d'étoiles filantes pour ne plus trop savoir quels voeux faire. J'ai lu un livre aux deux jours environ. J'ai mangé plein de bonnes choses. J'ai dormi de longues heures et paressé tous les matins en écoutant le bruit des vagues. Bref, la vie de rêve.
Ce qui a rendu le retour plus difficile encore que d'habitude. C'est après voir déposé ma mère chez elle et en prenant l'autoroute pour rentrer chez moi que j'ai eu un coup de cafard. Plus précisément, quand j'ai jeté un oeil dans mon rétroviseur et vu le soleil se coucher sur le béton. Disons que ça faisait différent. Arrivée à la maison, j'avais l'impression d'être en terrain étranger. L'odeur était étrange et je ne savais même plus de quel côté tourner les robinets de la douche. Complètement déconnectée. Il faut dire que les 10 heures passées sur la route ne m'avaient évidemment pas laissée en top forme.
La seule chose que j'étais contente de retrouver, c'est mon Porc-épic, ma seule vraie maison. Ça m'a rassurée et troublée à la fois. Je me suis demandé si au fond, je ne devrais pas vivre ailleurs. Mais le lendemain, j'ai retrouvé tranquillement mes petites habitudes. D'aller déjeuner chez Régine avec ma Plume adorée a aidé à faire passer le blues du retour.
Ce soir, j'ai le blues de la solitude. Porc-épic est parti camper et je suis restée à la maison. Je n'avais pas envie de repartir juste après être rentrée et je l'ai convaincu d'y aller, même s'il s'était ennuyé de moi. L'ami qui lui avait lancé l'invitation est un ami très cher qu'il n'a pas souvent l'occasion de voir. Je me retrouve donc seule dans la chaleur moite de l'été montréalais. Je m'ennuie de Porc-épic avec qui je n'ai partagé que quelques petites heures depuis mon retour. Mais pour être honnête, je m'ennuie tout autant des vagues et des étoiles.
Ça va passer.
Ce qui a rendu le retour plus difficile encore que d'habitude. C'est après voir déposé ma mère chez elle et en prenant l'autoroute pour rentrer chez moi que j'ai eu un coup de cafard. Plus précisément, quand j'ai jeté un oeil dans mon rétroviseur et vu le soleil se coucher sur le béton. Disons que ça faisait différent. Arrivée à la maison, j'avais l'impression d'être en terrain étranger. L'odeur était étrange et je ne savais même plus de quel côté tourner les robinets de la douche. Complètement déconnectée. Il faut dire que les 10 heures passées sur la route ne m'avaient évidemment pas laissée en top forme.
La seule chose que j'étais contente de retrouver, c'est mon Porc-épic, ma seule vraie maison. Ça m'a rassurée et troublée à la fois. Je me suis demandé si au fond, je ne devrais pas vivre ailleurs. Mais le lendemain, j'ai retrouvé tranquillement mes petites habitudes. D'aller déjeuner chez Régine avec ma Plume adorée a aidé à faire passer le blues du retour.
Ce soir, j'ai le blues de la solitude. Porc-épic est parti camper et je suis restée à la maison. Je n'avais pas envie de repartir juste après être rentrée et je l'ai convaincu d'y aller, même s'il s'était ennuyé de moi. L'ami qui lui avait lancé l'invitation est un ami très cher qu'il n'a pas souvent l'occasion de voir. Je me retrouve donc seule dans la chaleur moite de l'été montréalais. Je m'ennuie de Porc-épic avec qui je n'ai partagé que quelques petites heures depuis mon retour. Mais pour être honnête, je m'ennuie tout autant des vagues et des étoiles.
Ça va passer.
samedi 5 janvier 2013
Entre l'arbre et l'écorce
Hier, en plein milieu d'un souper au resto, une situation tendue a plus que dégénéré entre Porc-épic et une de mes amies très chères.
Aujourd'hui, je me sens coincée entre l'arbre et l'écorce et ça me rend triste. Ça me fait vraiment chier. Bref, ça suscite toutes sortes d'émotions négatives en moi.
Je me sens comme si je marchais depuis 12 ans à la jonction de deux plaques tectoniques qui viennent de se rentrer dedans. J'avais beau marcher sur la pointe des pieds, la collision était inéluctable et prévisible.
Aucune idée de ce qu'il va rester sur le terrain une fois le tremblement de terre passé.
Fin de la métaphore poche.
Aujourd'hui, je me sens coincée entre l'arbre et l'écorce et ça me rend triste. Ça me fait vraiment chier. Bref, ça suscite toutes sortes d'émotions négatives en moi.
Je me sens comme si je marchais depuis 12 ans à la jonction de deux plaques tectoniques qui viennent de se rentrer dedans. J'avais beau marcher sur la pointe des pieds, la collision était inéluctable et prévisible.
Aucune idée de ce qu'il va rester sur le terrain une fois le tremblement de terre passé.
Fin de la métaphore poche.
vendredi 21 décembre 2012
La fin du monde
Peu de mes élèves croient en cette niaiserie de fin du monde.
Mais pour une de mes élèves, aujourd'hui, c'était réellement une petite fin du monde. Une fin du monde qui me laisse un goût amer et une petite tristesse sournoise, malgré les vacances, malgré les rires, malgré les cadeaux.
J'ai déjà parlé ici de cette élève multipoquée, maganée par la vie et vraiment, mais vraiment difficile d'approche. Elle vient d'un pays d'Afrique où le viol est une arme et l'école, un luxe qu'on ne peut pas toujours se payer.
Elle est en plein milieu de son adolescence, et ne sait toujours pas lire. En fait, ne savait pas lire. Parce que depuis septembre, même si les heures de travail de qualité que nous avons réussi à faire entrent probablement sur 4 mains gros max, elle a beaucoup progressé. Elle connait presque toutes les lettres et arrive maintenant à lire beaucoup de mots, même de courtes phrases. Ce qui m'amène encore plus à me demander ce qu'elle a pu vivre pour qu'en 14 ans d'existence, je sois la première à réussir à la faire lire un peu.
Travailler avec elle n'était pas facile. Elle se cachait derrière la muraille de ses cheveux. Ne parlait qu'en chuchotant. Me regardait rarement. J'ai passé des heures à travailler avec elle. Elle ne m'a jamais dit "merci" ou "bonne journée". Quand la cloche sonnait, elle se levait et s'en allait, tout simplement. Elle a volé. Elle a menti. Elle s'est fait du mal. Dans des moments de crise, elle m'a raconté des histoires atroces. Elle m'a dit qu'elle allait tout lâcher, qu'elle ne connaissait rien, qu'elle était stupide. Et moi, petite moi, j'ai continué, avec le sourire, à répéter 4 millions de fois les mêmes choses, à l'encourager, à la féliciter, à souligner chaque petite réussite, en me disant que même si ça ne paraissait pas, mes paroles laissaient peut-être une petite trace, quelque part. Je me suis découvert une patience insoupçonnée.
Cette semaine, j'ai appris qu'elle déménageait à plus de deux heures de route. À peine quelques jours après qu'elle m'a confié que sa mère essayait de la pousser à lâcher l'école. Elle déménage, en partie parce que sa mère trouve que l'école pose trop de questions. Parce que la DPJ est trop envahissante. Elle déménage et m'a dit qu'elle ne voulait pas aller dans une autre école. Qu'elle allait lâcher, tout simplement. Si elle s'inscrit dans une nouvelle école, ce que j'espère, ce sera la 3e depuis son arrivée au Québec. Difficile de bien planter ses racines quand on change d'école à chaque 4 mois. Je sais que la DPJ va veiller au grain. Du moins, je l'espère.
Concrètement, si je regarde les faits froidement, j'aurai la vie crissement plus facile en janvier. Je n'aurai plus à m'occuper d'elle chaque fois que j'ai une fraction de seconde libre. Je n'aurai plus à passer des heures en rencontre avec la psy et la direction. Je n'aurai plus à gérer des crises dont l'ampleur est un peu trop grande pour mes maigres épaules.
Pourtant, je me sens comme si on m'avait donné un coup de deux par quatre en pleine face. Je me sens comme si j'avais commencé à monter l'Everest et qu'on me disait en plein milieu que je n'allais pas pouvoir me rendre au bout. Je lui avait fait la promesse que d'ici juin, elle arriverait à lire un petit livre. Plein d'images, peut-être, avec beaucoup d'aide, certainement, mais un livre quand même. J'ai l'impression de briser cette promesse, malgré moi. Et ça me brise le coeur.
Aujourd'hui, c'était sa dernière journée. Elle était partie sans un seul mot. Je l'ai cherchée un peu partout et l'ai trouvée assise sur un banc, sur la place publique, dans sa robe de soirée et ses talons aiguilles vertigineux.
Elle ne m'a toujours pas dit "merci", ni "joyeuses fêtes", ni "bonnes vacances", ni "au revoir". Elle m'a regardée dans les yeux, elle s'est levée et s'est approchée de moi pour une timide accolade. Je lui ai dit de ne pas lâcher. Qu'elle était capable. Qu'elle pouvait réussir. Elle m'a regardée sans rien dire et s'est détournée assez rapidement. Peut-être que je rêve, ou peut-être pas, mais il y avait l'ombre d'un merci dans ses grands yeux noirs.
La fin du monde des Mayas, je n'y crois pas et je m'en contrecrisse. Mais aujourd'hui, pour cette élève, c'était un peu la fin du monde.
Mais pour une de mes élèves, aujourd'hui, c'était réellement une petite fin du monde. Une fin du monde qui me laisse un goût amer et une petite tristesse sournoise, malgré les vacances, malgré les rires, malgré les cadeaux.
J'ai déjà parlé ici de cette élève multipoquée, maganée par la vie et vraiment, mais vraiment difficile d'approche. Elle vient d'un pays d'Afrique où le viol est une arme et l'école, un luxe qu'on ne peut pas toujours se payer.
Elle est en plein milieu de son adolescence, et ne sait toujours pas lire. En fait, ne savait pas lire. Parce que depuis septembre, même si les heures de travail de qualité que nous avons réussi à faire entrent probablement sur 4 mains gros max, elle a beaucoup progressé. Elle connait presque toutes les lettres et arrive maintenant à lire beaucoup de mots, même de courtes phrases. Ce qui m'amène encore plus à me demander ce qu'elle a pu vivre pour qu'en 14 ans d'existence, je sois la première à réussir à la faire lire un peu.
Travailler avec elle n'était pas facile. Elle se cachait derrière la muraille de ses cheveux. Ne parlait qu'en chuchotant. Me regardait rarement. J'ai passé des heures à travailler avec elle. Elle ne m'a jamais dit "merci" ou "bonne journée". Quand la cloche sonnait, elle se levait et s'en allait, tout simplement. Elle a volé. Elle a menti. Elle s'est fait du mal. Dans des moments de crise, elle m'a raconté des histoires atroces. Elle m'a dit qu'elle allait tout lâcher, qu'elle ne connaissait rien, qu'elle était stupide. Et moi, petite moi, j'ai continué, avec le sourire, à répéter 4 millions de fois les mêmes choses, à l'encourager, à la féliciter, à souligner chaque petite réussite, en me disant que même si ça ne paraissait pas, mes paroles laissaient peut-être une petite trace, quelque part. Je me suis découvert une patience insoupçonnée.
Cette semaine, j'ai appris qu'elle déménageait à plus de deux heures de route. À peine quelques jours après qu'elle m'a confié que sa mère essayait de la pousser à lâcher l'école. Elle déménage, en partie parce que sa mère trouve que l'école pose trop de questions. Parce que la DPJ est trop envahissante. Elle déménage et m'a dit qu'elle ne voulait pas aller dans une autre école. Qu'elle allait lâcher, tout simplement. Si elle s'inscrit dans une nouvelle école, ce que j'espère, ce sera la 3e depuis son arrivée au Québec. Difficile de bien planter ses racines quand on change d'école à chaque 4 mois. Je sais que la DPJ va veiller au grain. Du moins, je l'espère.
Concrètement, si je regarde les faits froidement, j'aurai la vie crissement plus facile en janvier. Je n'aurai plus à m'occuper d'elle chaque fois que j'ai une fraction de seconde libre. Je n'aurai plus à passer des heures en rencontre avec la psy et la direction. Je n'aurai plus à gérer des crises dont l'ampleur est un peu trop grande pour mes maigres épaules.
Pourtant, je me sens comme si on m'avait donné un coup de deux par quatre en pleine face. Je me sens comme si j'avais commencé à monter l'Everest et qu'on me disait en plein milieu que je n'allais pas pouvoir me rendre au bout. Je lui avait fait la promesse que d'ici juin, elle arriverait à lire un petit livre. Plein d'images, peut-être, avec beaucoup d'aide, certainement, mais un livre quand même. J'ai l'impression de briser cette promesse, malgré moi. Et ça me brise le coeur.
Aujourd'hui, c'était sa dernière journée. Elle était partie sans un seul mot. Je l'ai cherchée un peu partout et l'ai trouvée assise sur un banc, sur la place publique, dans sa robe de soirée et ses talons aiguilles vertigineux.
Elle ne m'a toujours pas dit "merci", ni "joyeuses fêtes", ni "bonnes vacances", ni "au revoir". Elle m'a regardée dans les yeux, elle s'est levée et s'est approchée de moi pour une timide accolade. Je lui ai dit de ne pas lâcher. Qu'elle était capable. Qu'elle pouvait réussir. Elle m'a regardée sans rien dire et s'est détournée assez rapidement. Peut-être que je rêve, ou peut-être pas, mais il y avait l'ombre d'un merci dans ses grands yeux noirs.
La fin du monde des Mayas, je n'y crois pas et je m'en contrecrisse. Mais aujourd'hui, pour cette élève, c'était un peu la fin du monde.
dimanche 12 août 2012
Toune du jour numéro 98
Mon bel espoir, Ève Cournoyer
Je viens tout juste d'apprendre qu'une de mes chanteuses préférées est décédée ce soir. Alors qu'elle venait tout juste de lancer un nouvel album. Un peu sous le choc.
Je viens tout juste d'apprendre qu'une de mes chanteuses préférées est décédée ce soir. Alors qu'elle venait tout juste de lancer un nouvel album. Un peu sous le choc.
vendredi 18 mai 2012
Week-end heureux qui part sombre
Quelle triste journée pour le Québec. Toute cette histoire m'enrage à en pleurer, la tête appuyée sur l'épaule de Porc-épic.
Ça m'enlève presque le plaisir d'aller camper ce week-end.
Charest ne mérite pas que je me taise parce que je suis au fond du bois.
Mais je mérite un peu de silence au fond des bois.
Ça m'enlève presque le plaisir d'aller camper ce week-end.
Charest ne mérite pas que je me taise parce que je suis au fond du bois.
Mais je mérite un peu de silence au fond des bois.
mercredi 16 mai 2012
À chaque bonheur son malheur
Ces temps-ci à l'école, je vis des moments extraordinaires. Mais je suis tellement mal faite...On dirait que je n'arrive pas à profiter à plein de ces bonheurs. Je suis toujours un peu triste, parce que je sais que ça achève, que l'année finit, que je ne sais pas où je serai l'an prochain, que mes élèves vont tellement me manquer.
vendredi 20 avril 2012
Le mépris de nos dirigeants
Je ne suis juste plus capable d'endurer Line Beauchamp et Jean Charest.
Je ne suis même pas une étudiante en grève et je suis quand même enragée. Il y a quelques heures, je regardais Charest se foutre de la gueule des jeunes devant le parterre de lèche-cul du Salon du Plan Nord et j'étais tellement dégoûtée que c'était sur le point de me rendre physiquement malade.
Je devrais arrêter de regarder les nouvelles, c'est ben trop déprimant.
Dimanche, je serai dans la rue. J'espère qu'il y aura beaucoup de gens et beaucoup de rouge.
Je ne suis même pas une étudiante en grève et je suis quand même enragée. Il y a quelques heures, je regardais Charest se foutre de la gueule des jeunes devant le parterre de lèche-cul du Salon du Plan Nord et j'étais tellement dégoûtée que c'était sur le point de me rendre physiquement malade.
Je devrais arrêter de regarder les nouvelles, c'est ben trop déprimant.
Dimanche, je serai dans la rue. J'espère qu'il y aura beaucoup de gens et beaucoup de rouge.
jeudi 5 avril 2012
Un coup de 2 par 4 en pleine face pour bien commencer le congé pascal
Juste avant la fin de la dernière période aujourd'hui, une élève charmante, responsable, pleine de vie, brillante et qui en a bavé ces 18 dernières années m'a annoncé que notre super gouvernement vient de lui annoncer qu'elle doit retourner dans son pays. Sa demande d'asile a été refusée. Ça fait deux ans que tu es ici, tu parles maintenant français, tous tes amis sont ici, tes parents travaillent, vous êtes des citoyens honnêtes et sans histoire? On s'en câlisse. Retourne chez vous.
Ça m'a vraiment déprimée. Je suis sortie de ma classe, pour me faire dire 5 minutes après qu'une collègue enceinte de jumeaux vient d'apprendre qu'un des deux est mort et qu'elle ne sait pas encore si l'autre a des dommages importants au cerveau. Son corps est à la fois un nid et un tombeau.
Ayoye. Des fois, la vie c'est vraiment de la marde.
Ça m'a vraiment déprimée. Je suis sortie de ma classe, pour me faire dire 5 minutes après qu'une collègue enceinte de jumeaux vient d'apprendre qu'un des deux est mort et qu'elle ne sait pas encore si l'autre a des dommages importants au cerveau. Son corps est à la fois un nid et un tombeau.
Ayoye. Des fois, la vie c'est vraiment de la marde.
dimanche 12 février 2012
Saint-Valentin
Porc-épic et moi ne fêtons pas vraiment la Saint-Valentin. Pour les mêmes raisons pour lesquelles plein de couples ne la fêtent pas : c'est une fête ridicule, commerciale à outrance, quétaine. Notre anniversaire juste à nous a tellement plus d'importance.
Pourtant, je me souviens tellement bien de notre première Saint-Valentin. Nous avions 17 ans, nous étions en secondaire 5. C'était un jour de semaine, et nous avions convenu que je me pointerais chez lui le matin, avant l'école. Il avait mis un petit coeur en carton sur la porte de sa chambre où il avait écrit "Veux-tu être ma Valentine?" avec une case pour cocher oui et une case pour cocher non. Il m'attendait dans son lit et nous avions fait l'amour, nous foutant royalement du reste de la maisonnée qui se préparait à aller à la garderie, à l'école, au travail.
Les premières Saint-Valentin, nous les avons soulignées, évidemment. Parce que nous étions un jeune couple et qu'aucun des deux ne voulait porter l'odieux de se prononcer négativement sur quoique ce soit qui pourrait être romantique et nécessaire. Puis, au détour des années, nous avons arrêté. Mais étant une grande romantique, encore plus qu'une orgueilleuse, j'ai toujours voulu souligner la Saint-Valentin même si c'est quétaine. Je fais semblant que je m'en fous, mais j'achète des sushis, je cuisine des fondants au chocolat cochons, je dis "je t'aime" en le soulignant un peu plus que le reste du temps. Pas de fleurs, pas de cartes, pas de décos, mais un petit quelque chose quand même.
Cette année, on dirait bien qu'il ne se passera réellement rien. J'ai une répétition, que je me sens mal de manquer parce que je dois déjà manquer la suivante pour une sortie avec les élèves. Roméo fait un spectacle dans un resto avec son ensemble barbershop. Ça m'écoeure de le manquer. Et ça m'écoeure que Porc-épic y soit, sans moi. Je ne suis pas assez stupide pour lui demander de ne pas y aller parce que moi je ne peux pas. Mais ça me déprime de penser que Roméo va chanter des tounes romantiques, que sa Juliette va l'écouter tendrement, pendant que mon Porc-épic l'accompagne. Je n'ai pas une graine de jalousie envers Juliette (une chance!), mais ça me dérange quand même de penser que mon chum a une date dans un resto le soir de la Saint-Valentin, et que ce n'est même pas avec moi. J'y pense, c'est notre première Saint-Valentin de couple marié...Si j'étais cynique, je dirais que ça montre que le mariage tue vraiment tout romantisme.
Mais je ne suis pas cynique. Je suis mélancolique.
Alors je me contenterai de dire que quétaine ou pas, se priver d'une occasion de célébrer l'amour, c'est vraiment con au fond.
Pourtant, je me souviens tellement bien de notre première Saint-Valentin. Nous avions 17 ans, nous étions en secondaire 5. C'était un jour de semaine, et nous avions convenu que je me pointerais chez lui le matin, avant l'école. Il avait mis un petit coeur en carton sur la porte de sa chambre où il avait écrit "Veux-tu être ma Valentine?" avec une case pour cocher oui et une case pour cocher non. Il m'attendait dans son lit et nous avions fait l'amour, nous foutant royalement du reste de la maisonnée qui se préparait à aller à la garderie, à l'école, au travail.
Les premières Saint-Valentin, nous les avons soulignées, évidemment. Parce que nous étions un jeune couple et qu'aucun des deux ne voulait porter l'odieux de se prononcer négativement sur quoique ce soit qui pourrait être romantique et nécessaire. Puis, au détour des années, nous avons arrêté. Mais étant une grande romantique, encore plus qu'une orgueilleuse, j'ai toujours voulu souligner la Saint-Valentin même si c'est quétaine. Je fais semblant que je m'en fous, mais j'achète des sushis, je cuisine des fondants au chocolat cochons, je dis "je t'aime" en le soulignant un peu plus que le reste du temps. Pas de fleurs, pas de cartes, pas de décos, mais un petit quelque chose quand même.
Cette année, on dirait bien qu'il ne se passera réellement rien. J'ai une répétition, que je me sens mal de manquer parce que je dois déjà manquer la suivante pour une sortie avec les élèves. Roméo fait un spectacle dans un resto avec son ensemble barbershop. Ça m'écoeure de le manquer. Et ça m'écoeure que Porc-épic y soit, sans moi. Je ne suis pas assez stupide pour lui demander de ne pas y aller parce que moi je ne peux pas. Mais ça me déprime de penser que Roméo va chanter des tounes romantiques, que sa Juliette va l'écouter tendrement, pendant que mon Porc-épic l'accompagne. Je n'ai pas une graine de jalousie envers Juliette (une chance!), mais ça me dérange quand même de penser que mon chum a une date dans un resto le soir de la Saint-Valentin, et que ce n'est même pas avec moi. J'y pense, c'est notre première Saint-Valentin de couple marié...Si j'étais cynique, je dirais que ça montre que le mariage tue vraiment tout romantisme.
Mais je ne suis pas cynique. Je suis mélancolique.
Alors je me contenterai de dire que quétaine ou pas, se priver d'une occasion de célébrer l'amour, c'est vraiment con au fond.
vendredi 9 décembre 2011
Pas ma journée
Ce matin, réunion de journée pédagogique. Je me suis rendue à la mauvaise école.
J'ai appris après tout le monde que mon directeur adjoint, qui était aussi sympathique qu'efficace, a fait sa dernière journée hier, sans même dire au revoir, nous laissant orphelins et craignant un peu de nous ramasser avec un adjoint poche. Parce qu'un adjoint poche, ça peut faire toute une différence dans le quotidien d'un prof...allant du suivi des cas d'élèves aux projets spéciaux pour lesquels on a besoin de soutien.
En arrivant à la maison, j'ai appris qu'une élève de mon premier groupe à vie, une de mes élèves préférées sinon mon élève préférée, vient de voir son ultime appel refusé et a jusqu'au 31 décembre pour retourner dans son pays.
Journée de cul.
Heureusement que Porc-épic est là pour me faire rigoler un peu. C'est aussi ça l'amour.
lundi 5 décembre 2011
Vent du nord
À l'approche de Noël, un vent du nord se lève dans la maison. Pas dehors, où le chaleur et la pluie s'entêtent et nous emmerdent, dedans.
Qui a dit que le temps des Fêtes était toujours festif?
mercredi 30 novembre 2011
Marjorie Raymond
Histoire horrible que l'histoire de cette jeune qui s'est suicidée à Sainte-Anne-des-Monts, ville de Gaspésie que je connais assez bien puisque j'y vais souvent depuis plus de 15 ans, 4 fois par année depuis que ma mère y a acheté une maison. Chaque suicide est un suicide de trop, évidemment. Mais de lire qu'une jeune fille a laissé une lettre qui disait carrément qu'elle n'en pouvait plus de toute l'intimidation qu'elle vivait à l'école et sur le net, ça bouleverse la prof que je suis. C'est un sujet tellement complexe, tellement sensible. Il est si difficile pour nous, adultes, d'être conscients de l'ampleur de ce que peuvent subir certains jeunes. Dans ma classe, je ne tolère aucune insulte, aucune farce plate. Mais il s'en passe des choses dans les corridors, à l'abri des oreilles de profs. Et surtout, il s'en passe en maudit sur Internet. C'est comme si les ados d'aujourd'hui n'avaient plus un seul refuge. Les rejets d'hier pouvaient souffler un peu une fois à la maison. Ceux d'aujourd'hui sont harcelés dans le monde réel et dans le monde virtuel. Les photos et vidéos que leurs camarades cruels font circuler deviennent rapidement incontrôlables et impossibles à faire disparaître. Chaque année, des élèves doivent changer d'école parce que leur vie est devenue un enfer suite à la publication d'un cossin vicieux sur le net. Bref, c'est tout un merdier dont je ne connais pas la solution malheureusement, seulement l'horreur. On les sensibilise comme on peut, on en parle abondamment. Malheureusement, il va toujours rester des p'tits cons. On ne peut pas leur rentrer du jugement et du coeur de force en travers de la gorge, même si on essaie fort. Peut-être qu'en lisant sur cette triste histoire, yen a un ou deux qui vont se réveiller.
Je ne voudrais pas être dans la peau des pétasses qui persécutaient Marjorie Raymond.
Je ne voudrais pas être dans la peau des profs qui ont fermé les yeux.
Je ne voudrais pas être dans la peau des profs qui n'ont rien vu et qui s'en veulent.
Je ne voudrais pas être dans la peau des parents impuissants et dévastés.
Je n'aurais pas voulu être dans la peau de Marjorie Raymond.
J'espère, où qu'elle soit, qu'elle a trouvé un peu de paix.
dimanche 28 août 2011
Sur la complexité des rapports humains
Ce week-end aura été marqué par une poignée de rires et de bonheurs parsemés de solides conflits. Putain que c'est dur vivre avec les autres. Déjà, vivre avec soi-même est loin d'être simple le trois-quart du temps. Vraiment se connaitre et s'aimer comme on est. Juste assez pour être heureux et aimer les autres aussi, mais pas trop, question d'avoir envie de changer, de devenir meilleur. Connaitre ses forces et ses faiblesses pour les utiliser et les contourner, selon les cas. Et après, apprendre à vivre avec les autres, à deviner tous les non-dits, à gérer ce qui sort tout croche, en amitié comme en amour. Tout ce qui est beau et bon est fragile et difficile à entretenir, on dirait.
lundi 22 août 2011
Jack Layton
Ce matin, en ouvrant mon ordi, j'ai vraiment eu tout un choc en voyant la nouvelle de la mort de Jack Layton. Je sais, ce n'est pas une méga surprise étant donné qu'il avait l'air d'un zombie la dernière fois qu'il a parlé en public. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'il parte si tôt. Je pensais, bien naïvement, qu'il allait remporter cette bataille, comme toutes les autres. La vie ne pouvait pas être cruelle au point d'anéantir un homme au moment même où il franchit une étape si importante dans la réalisation de ses plus grands rêves. Ben oui, elle l'est.
Jack Layton était dans une classe à part, pleine d'idéaux, de coeur, de franchise, de sourires aussi. Et de classe. Il laisse un immense trou dans le paysage politique québécois et canadien. Qui saura le combler?
Jack Layton était dans une classe à part, pleine d'idéaux, de coeur, de franchise, de sourires aussi. Et de classe. Il laisse un immense trou dans le paysage politique québécois et canadien. Qui saura le combler?
lundi 8 août 2011
Fin de semaine mortelle
Revenir de Gaspésie, retourner à Trois-Rivières pour des funérailles, aller chercher quelqu'un qu'on aime à l'aéroport sans savoir s'il est déjà au courant que son père est mort et qu'il en a manqué l'enterrement de 24 heures. Ouch. C'est pour ça que j'ai préféré parler de sexe hier. Et je vais peut-être continuer d'en parler parce que ça semble porter fruit dans le département. Quoique c'est probablement cette histoire de mort aussi...Sexe et mort, un classique. Quoi de mieux pour se sentir vivant.
mardi 17 mai 2011
Petite bibitte
C'est fou comme quand on a un conflit pas réglé avec une personne qu'on aime, ça nous laisse un poids permanent sur les épaules. Comme une petite bibitte qui nous ronge le coeur et qui se pointe le bout du nez de temps en temps. "Youhou! Tu m'avais oublié pis t'étais de bonne humeur? Ben non, chui là!"
jeudi 28 avril 2011
La mort chienne et incompréhensible
Je viens d'apprendre que la fille de 12 ans d'un collègue de Porc-épic est morte de la leucémie ce matin.
Je ne connais pas le collègue. Mais en même temps, j'ai l'impression de le connaitre un peu avec toutes les conversations qui parlent de lui. Quand on soupe en couple tous les soirs et qu'on se raconte nos journées, certaines personnes du quotidien deviennent presque connues de l'autre. Donc, ce collègue avait une fille de 12 ans qui faisait de la chimio depuis un certain temps. Tout allait relativement bien, dans la mesure où ça peut aller bien avec une maladie aussi dégueulasse. Et puis, dans les dernières semaines, tout a dégénéré. Jusqu'à ce qu'elle s'éteigne ce matin.
Je ne la connais même pas cette petite. Mais j'en entendais souvent parler. Encore tout récemment, je m'obstinais avec Porc-épic à propos d'elle...Porc-épic ne vote pas et quand le papa de la petite lui a raconté ça (j'imagine qu'autour d'un lit d'hôpital, on a le temps d'en raconter des histoires, encore plus qu'autour d'une table au souper....), elle a dit qu'elle voulait acheter le vote de Porc-épic et qu'il vote pour elle. Porc-épic et moi nous obstinions là-dessus. Il hésitait à le faire, mais moi je trouvais que ça contredisait tous ses beaux principes, que c'était ridicule, illégal, et qu'il y avait une raison pour laquelle on se faisait pas voter les enfants de 12 ans. Leur choix n'est pas éclairé.
En versant quelques larmes en apprenant la nouvelle et en voyant son joli minois sur Facebook, je me suis dit que la question ne se posait malheureusement plus.
Porc-épic n'a finalement pas fait son changement d'adresse à temps sur la liste. Il ne pourra pas voter pour elle.
Et elle ne pourra jamais voter, tout court.
Je sais, il y a pas mal d'autres expériences pas mal plus signifiantes dans une vie qu'elle va rater. Mais c'est quand même à ça que j'ai pensé en premier, bizarrement.
Si lundi prochain, vous cochez le NPD, ayez une petite pensée pour elle.
Il n'était peut-être pas si éclairé, mais c'était son choix.
Je ne crois pas en Dieu.
Mais un enfant qui meurt, ça donne crissement le goût de croire au paradis.
Repose en paix, petit ange.
Je ne connais pas le collègue. Mais en même temps, j'ai l'impression de le connaitre un peu avec toutes les conversations qui parlent de lui. Quand on soupe en couple tous les soirs et qu'on se raconte nos journées, certaines personnes du quotidien deviennent presque connues de l'autre. Donc, ce collègue avait une fille de 12 ans qui faisait de la chimio depuis un certain temps. Tout allait relativement bien, dans la mesure où ça peut aller bien avec une maladie aussi dégueulasse. Et puis, dans les dernières semaines, tout a dégénéré. Jusqu'à ce qu'elle s'éteigne ce matin.
Je ne la connais même pas cette petite. Mais j'en entendais souvent parler. Encore tout récemment, je m'obstinais avec Porc-épic à propos d'elle...Porc-épic ne vote pas et quand le papa de la petite lui a raconté ça (j'imagine qu'autour d'un lit d'hôpital, on a le temps d'en raconter des histoires, encore plus qu'autour d'une table au souper....), elle a dit qu'elle voulait acheter le vote de Porc-épic et qu'il vote pour elle. Porc-épic et moi nous obstinions là-dessus. Il hésitait à le faire, mais moi je trouvais que ça contredisait tous ses beaux principes, que c'était ridicule, illégal, et qu'il y avait une raison pour laquelle on se faisait pas voter les enfants de 12 ans. Leur choix n'est pas éclairé.
En versant quelques larmes en apprenant la nouvelle et en voyant son joli minois sur Facebook, je me suis dit que la question ne se posait malheureusement plus.
Porc-épic n'a finalement pas fait son changement d'adresse à temps sur la liste. Il ne pourra pas voter pour elle.
Et elle ne pourra jamais voter, tout court.
Je sais, il y a pas mal d'autres expériences pas mal plus signifiantes dans une vie qu'elle va rater. Mais c'est quand même à ça que j'ai pensé en premier, bizarrement.
Si lundi prochain, vous cochez le NPD, ayez une petite pensée pour elle.
Il n'était peut-être pas si éclairé, mais c'était son choix.
Je ne crois pas en Dieu.
Mais un enfant qui meurt, ça donne crissement le goût de croire au paradis.
Repose en paix, petit ange.
vendredi 22 avril 2011
Un congé qui tombe à point
J'ai pleuré devant 4-5 élèves aujourd'hui après la cloche de l'heure du diner, ce qui n'est évidemment pas dans mes habitudes.
J'ai pleuré en partie parce que j'étais bouleversée par le récit de ces deux élèves qui, en voulant expliquer à une autre ce qu'était un groupe de rebelles, ont évoqué des souvenirs remplis d'armes, de viols, de cris, de pleurs.
J'ai surtout pleuré de déception et de colère face à la relative indifférence des autres.
Toujours moche d'être profondément déçue par des gens qu'on aime. Ça m'arrive rarement, heureusement. Mais quand ça m'arrive, difficile de passer par-dessus.
J'y arriverai, bien sûr.
Cette pause de 4 jours arrive au bon moment.
J'ai pleuré en partie parce que j'étais bouleversée par le récit de ces deux élèves qui, en voulant expliquer à une autre ce qu'était un groupe de rebelles, ont évoqué des souvenirs remplis d'armes, de viols, de cris, de pleurs.
J'ai surtout pleuré de déception et de colère face à la relative indifférence des autres.
Toujours moche d'être profondément déçue par des gens qu'on aime. Ça m'arrive rarement, heureusement. Mais quand ça m'arrive, difficile de passer par-dessus.
J'y arriverai, bien sûr.
Cette pause de 4 jours arrive au bon moment.
dimanche 6 février 2011
Zéro estime de soi
Faire des boites, peinturer, charrier des affaires, c'est vraiment pas mon domaine. Comme tout ce qui est manuel en général.
Alors je suis envahie par une déprime du type "je suis la plus nulle des nulles".
On ne pourrait pas faire un concours d'orthographe à la place de déménager?
Alors je suis envahie par une déprime du type "je suis la plus nulle des nulles".
On ne pourrait pas faire un concours d'orthographe à la place de déménager?
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