Pour le long week-end, j'avais envie de sortir de la ville, de profiter du froid, des couleurs de l'automne. J'avais évidemment envie de retourner voir ma Gaspésie chérie. Mais j'avais aussi très envie de me blottir contre Porc-épic. Autant j'étais tannée de le voir traîner dans la maison l'hiver passé, autant la différence est presque brutale cet automne et parfois, je m'ennuie un peu de lui avec l'école et le travail, quand travail il y a. Et Porc-épic, lui, n'avait pas envie d'aller en Gaspésie finalement, pour toutes sortes de raisons, principalement financières.
J'étais donc déchirée...la Gaspésie ou Porc-épic? Finalement, mon coeur d'amoureuse a tranché et j'ai décidé de rester avec Porc-épic, mais lui ai dit que si je restais, ce n'était pas pour passer toute la fin de semaine à me morfondre à la maison.
J'ai donc pris congé vendredi et nous sommes partis camper au parc du mont Mégantic. Ça faisait vraiment longtemps que je n'avais pas campé quand il fait autour de zéro. Nous avons passé une super soirée à jaser autour du feu, à regarder les étoiles, à manger un steak malade sur le feu et de délicieuses guimauves grillées, à grelotter un peu et à se lever périodiquement pour se réchauffer les fesses face au feu. Après, sous la tente, le froid et la bonne humeur étaient plus que propices à trouver des activités susceptibles de réchauffer très très rapidement et efficacement l'intérieur de nos sacs de couchage. Le lendemain, tout ça m'a donné plein d'énergie pour grimper une montagne, savourant l'air frais et admirant la beauté des forêts mixtes en octobre.
Pour le reste de la fin de semaine, poutine, cheesecake, cinéma, emplettes sur Saint-Denis au gros soleil, bref, une super fin de semaine qui m'a même fait oublier que j'aurais pu être devant mon fleuve adoré, ce qui n'est pas peu dire.
L'automne est vraiment la saison des amoureux je trouve. Et définitivement ma saison préférée.
Le popotin : mot mignon qui décrit une partie du corps tout aussi mignonne qu'on se pogne allègrement quand on lit ou rédige des blogs.
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lundi 13 octobre 2014
samedi 13 septembre 2014
La tête cassée
Parmi les moments qui ont marqué mon été, il y en a un plutôt triste. Quelqu'un près de moi et surtout encore plus près de Porc-épic a traversé un très dur moment. Porc-épic a dû faire trois heures de route pour aller chercher cette personne et elle a passé presque une semaine chez nous. Quand il a reçu l'appel et que je l'ai vu s'appuyer lourdement contre le comptoir de la cuisine, les épaules basses, les yeux pleins d'eau, j'ai compris que ça n'allait vraiment pas. Porc-épic qui pleure, ce n'est pas si fréquent et plutôt sérieux. Il m'a dit, désemparé, qu'il aurait préféré qu'elle ait une jambe ou un bras cassé. Une tête cassée, on ne sait pas trop quoi faire avec ça. On marche sur des oeufs. Je crois tout de même qu'on a réussi à être là pour elle. Nous avons su poser les questions qui faisaient mal en faisant du bien. Aujourd'hui, elle va beaucoup mieux. Et Porc-épic dort mieux la nuit.
mercredi 9 juillet 2014
En vacances!
J'ai complété ma 5e année d'enseignement, chiffre critique qu'on évoque constamment quand on parle du décrochage des profs. Et après ces cinq années, je le confirme : je suis toujours en amour avec mon travail.
Le lundi matin, j'ai envie de me lever pour aller travailler. En juin, je suis triste de quitter mes élèves et je pense à eux pendant l'été. Habituellement, au mois d'août, je commence à avoir hâte d'y retourner et ça me démange. Aimer son travail est un grand bonheur que je vous souhaite! C'est aussi une bonne partie de ce qui m'a tenue debout dans ce début 2014 marqué par de petits et grands stress, ce qui est toujours difficile à gérer. Ça et Porc-épic. Porc-épic le courageux qui retourne sur les bancs d'école dans un petit peu plus d'un mois. Cet été sera riche en émotions. J'essaierai de prendre quelques instants pour venir les coucher ici, juste un peu.
Le lundi matin, j'ai envie de me lever pour aller travailler. En juin, je suis triste de quitter mes élèves et je pense à eux pendant l'été. Habituellement, au mois d'août, je commence à avoir hâte d'y retourner et ça me démange. Aimer son travail est un grand bonheur que je vous souhaite! C'est aussi une bonne partie de ce qui m'a tenue debout dans ce début 2014 marqué par de petits et grands stress, ce qui est toujours difficile à gérer. Ça et Porc-épic. Porc-épic le courageux qui retourne sur les bancs d'école dans un petit peu plus d'un mois. Cet été sera riche en émotions. J'essaierai de prendre quelques instants pour venir les coucher ici, juste un peu.
samedi 14 juin 2014
Pas du monde
Ces temps-ci, je ne suis pas du monde. La fin d'année me stresse et j'ai l'impression que j'ai un million de choses à faire et de papiers à remplir. Et il y a notre immeuble qui est à vendre, ce qui me stresse puissance mille.
Bref, je suis susceptible et vaguement insupportable. J'espère que mon humeur va s'améliorer dans les prochains jours parce que disons que j'appréhende mon été à petit budget avec Porc-épic. J'ai l'habitude d'être souvent seule et là, il est pas mal toujours là depuis qu'il est sur le chômage. Je me sens un peu cheap d'écrire ça, mais bon, je le pense...J'aime passer du temps avec lui, évidemment, mais je ne suis pas prête à être un couple de retraités relax qui passent toutes leurs journées ensemble à faire des mots croisés. J'ai une grosse bulle et perdre les minutes quotidiennes de solitude totale que j'avais depuis des années me pèse parfois. Il faut dire que ma job est on ne peut plus sociale et que le seul moment de solitude que j'ai est sur la toilette, et encore...Alors quand j'arrive à la maison, ça me fait du bien d'être seule dans le silence. En cette fin d'année riche en stress, j'en aurais bien besoin.
Alors je suis pas du monde. Pour l'instant, Porc-épic arrive à m'endurer. Je pense.
Bref, je suis susceptible et vaguement insupportable. J'espère que mon humeur va s'améliorer dans les prochains jours parce que disons que j'appréhende mon été à petit budget avec Porc-épic. J'ai l'habitude d'être souvent seule et là, il est pas mal toujours là depuis qu'il est sur le chômage. Je me sens un peu cheap d'écrire ça, mais bon, je le pense...J'aime passer du temps avec lui, évidemment, mais je ne suis pas prête à être un couple de retraités relax qui passent toutes leurs journées ensemble à faire des mots croisés. J'ai une grosse bulle et perdre les minutes quotidiennes de solitude totale que j'avais depuis des années me pèse parfois. Il faut dire que ma job est on ne peut plus sociale et que le seul moment de solitude que j'ai est sur la toilette, et encore...Alors quand j'arrive à la maison, ça me fait du bien d'être seule dans le silence. En cette fin d'année riche en stress, j'en aurais bien besoin.
Alors je suis pas du monde. Pour l'instant, Porc-épic arrive à m'endurer. Je pense.
samedi 8 février 2014
La vieille au coeur jeune
Hier, c'était la sortie glissades avec tous les élèves de l'accueil. J'étais tellement excitée que quand mes voisins du haut ont fait juste un peu de bruit à 5h45, je n'ai jamais réussi à refermer l'oeil.
En chemin, l'éducateur et moi avons jasé du fait que nous avions clairement 14 ans d'âge mental pour la journée, voire moins. Ce qui a été confirmé quand j'ai gambadé, couru, crié et glissé toute la journée, alors que de nombreux profs jasent et boivent du café dans le chalet. J'ai quand même eu beaucoup de plaisir avec les quelques braves qui ont glissé avec moi et qui m'ont même poussé à délaisser le remonte-pentes et à tout monter à pied pour glisser plus souvent!
Hier soir, j'étais claquée. J'ai pris un long bain chaud et j'ai essayé de rester réveillée le plus longtemps possible, mais j'ai dû abdiquer à 23h30.
Ce matin, réveillée à 6h55. Plus capable de dormir. Plus je vieillis, moins je dors le matin, et ça me fait royalement chier. Je me lève et je constate que j'ai quelques muscles endoloris. Que j'ai quelques bleus inexpliqués sur les jambes et les bras. Que même si dans ma tête, j'ai parfois 14 ans, mon corps me rappelle que j'en ai plutôt le double. Et qu'il faudrait que je le soigne un peu plus, même si c'est déjà beaucoup mieux qu'avant...
En chemin, l'éducateur et moi avons jasé du fait que nous avions clairement 14 ans d'âge mental pour la journée, voire moins. Ce qui a été confirmé quand j'ai gambadé, couru, crié et glissé toute la journée, alors que de nombreux profs jasent et boivent du café dans le chalet. J'ai quand même eu beaucoup de plaisir avec les quelques braves qui ont glissé avec moi et qui m'ont même poussé à délaisser le remonte-pentes et à tout monter à pied pour glisser plus souvent!
Hier soir, j'étais claquée. J'ai pris un long bain chaud et j'ai essayé de rester réveillée le plus longtemps possible, mais j'ai dû abdiquer à 23h30.
Ce matin, réveillée à 6h55. Plus capable de dormir. Plus je vieillis, moins je dors le matin, et ça me fait royalement chier. Je me lève et je constate que j'ai quelques muscles endoloris. Que j'ai quelques bleus inexpliqués sur les jambes et les bras. Que même si dans ma tête, j'ai parfois 14 ans, mon corps me rappelle que j'en ai plutôt le double. Et qu'il faudrait que je le soigne un peu plus, même si c'est déjà beaucoup mieux qu'avant...
jeudi 23 janvier 2014
Un début d'année...intense!
Comme d'habitude, le temps des fêtes a été marqué par beaucoup trop de fêtes et de bouffe et de gras et de sucre et un peu d'alcool même si j'ai été plutôt sage de ce côté.
Puis, le retour à la réalité et au travail a été marqué par un coup de 2 par 4 en pleine face quand Porc-épic m'a appelée, alors que j'avais mes bottes dans les pieds et me préparais à aller au travail, pour me dire qu'il venait d'être mis à pied. Comme ça. En rentrant des vacances. Sans raison, sans explication.
Je me suis effondrée comme un bol de Jell-O trop mou. J'avais commencé à stresser pendant les vacances par rapport au retour imminent de Porc-épic aux études en septembre, rêvant même que je devais me résoudre à retourner au Tim Hortons la fin de semaine pour boucler notre budget. J'avais à peine dormi la veille, un peu bouleversée pour toutes sortes de raisons et très certainement décalée par ces deux semaines à me coucher aux petites heures du matin. Alors le manque de sommeil ont fait que cette nouvelle m'a complètement anéantie.
Mais comme je devais parler devant les 200 membres du personnel de l'école environ 30 minutes plus tard, j'ai séché mes larmes, remis mes bottes et sauté dans mon char. La route était glacée et le stationnement de l'école, une patinoire sans aucune trace de sel. Alors, juste pour ajouter à cette journée de marde, en voulant me stationner, l'auto n'a pas suivi et je me suis retrouvée à faire une jolie poque sur une voiture neuve.
Je suis entrée dans l'école et ai expliqué un peu à mes collègues ce qui expliquait mes yeux rouges et ma face défaite. J'ai parlé devant tout le monde. Avec éloquence, à ce qu'il parait. Moi je n'en ai aucune idée, j'étais comme déconnectée...puis j'ai dit à mon patron ce qui s'était passé et il m'a gentiment suggéré de rentrer chez moi, ce que j'ai fait. J'ai braillé tout l'après-midi. Puis j'ai redressé mes épaules.
Depuis, oui, je suis stressée financièrement, mais Porc-épic est soulagé, et plus heureux. Alors moi aussi.
Peut-être que s'il ne s'était pas fait sacrer dehors, c'est moi qui l'aurais mis à la porte, tannée de son air bête. Alors tout est bien qui finit bien, dans un sens...et je suis relativement fière de ma zenitude surprenante.
Puis, le retour à la réalité et au travail a été marqué par un coup de 2 par 4 en pleine face quand Porc-épic m'a appelée, alors que j'avais mes bottes dans les pieds et me préparais à aller au travail, pour me dire qu'il venait d'être mis à pied. Comme ça. En rentrant des vacances. Sans raison, sans explication.
Je me suis effondrée comme un bol de Jell-O trop mou. J'avais commencé à stresser pendant les vacances par rapport au retour imminent de Porc-épic aux études en septembre, rêvant même que je devais me résoudre à retourner au Tim Hortons la fin de semaine pour boucler notre budget. J'avais à peine dormi la veille, un peu bouleversée pour toutes sortes de raisons et très certainement décalée par ces deux semaines à me coucher aux petites heures du matin. Alors le manque de sommeil ont fait que cette nouvelle m'a complètement anéantie.
Mais comme je devais parler devant les 200 membres du personnel de l'école environ 30 minutes plus tard, j'ai séché mes larmes, remis mes bottes et sauté dans mon char. La route était glacée et le stationnement de l'école, une patinoire sans aucune trace de sel. Alors, juste pour ajouter à cette journée de marde, en voulant me stationner, l'auto n'a pas suivi et je me suis retrouvée à faire une jolie poque sur une voiture neuve.
Je suis entrée dans l'école et ai expliqué un peu à mes collègues ce qui expliquait mes yeux rouges et ma face défaite. J'ai parlé devant tout le monde. Avec éloquence, à ce qu'il parait. Moi je n'en ai aucune idée, j'étais comme déconnectée...puis j'ai dit à mon patron ce qui s'était passé et il m'a gentiment suggéré de rentrer chez moi, ce que j'ai fait. J'ai braillé tout l'après-midi. Puis j'ai redressé mes épaules.
Depuis, oui, je suis stressée financièrement, mais Porc-épic est soulagé, et plus heureux. Alors moi aussi.
Peut-être que s'il ne s'était pas fait sacrer dehors, c'est moi qui l'aurais mis à la porte, tannée de son air bête. Alors tout est bien qui finit bien, dans un sens...et je suis relativement fière de ma zenitude surprenante.
mardi 17 décembre 2013
Surplus
Vendredi, j'ai brossé et j'ai eu ben du fun à mon party de bureau. Samedi, j'ai eu une belle journée lendemain de brosse qui a bien commencé par un brunch avec Plume et son amoureux, puis des courses un peu partout, de la dégustation de bonne bûche de Noël. Et qui s'est terminée par une nuit très très satisfaisante et pas que d'un point de vue sommeil. Aujourd'hui, reprise de temps en matinée et très longue jasette avec Gamine, qui me manque et avec qui j'ai toujours autant de plaisir à parler. On dit parfois que loin des yeux, loin du coeur, mais avec elle, la distance me fait réaliser encore plus à quel point elle est devenue avec les années une amie chère à mes yeux. Puis, cours de flûte avec mes tites flûtistes enthousiastes, rigolade avec mes élèves de maths.
La combinaison de tout ça fait qu'en cette semaine où mes collègues sont toujours plus verts et fatigués à chaque jour qui passe, mon énergie grimpe et déborde.
Je danse au volant, je souris aux inconnus et je me remets au violoncelle délaissé.
La vie est belle!
La combinaison de tout ça fait qu'en cette semaine où mes collègues sont toujours plus verts et fatigués à chaque jour qui passe, mon énergie grimpe et déborde.
Je danse au volant, je souris aux inconnus et je me remets au violoncelle délaissé.
La vie est belle!
jeudi 12 décembre 2013
Maintenant 30
Depuis quelques jours déjà, j'ai 30 ans. Les gens autour de moi riaient un peu de moi, mais oui, j'étais angoissée à l'approche de cette nouvelle décennie. J'ai un peu peur de vieillir. On dirait que dans ma tête, je ne suis pas encore tout à fait une adulte. Mais à 30 ans, je devrais l'être. Je devrais être mature, avoir une maison avec deux enfants, un chien. On dirait que l'image mentale que j'avais de ma vie à 30 ans quand j'étais plus jeune et la réalité ne collent pas. Et ça me fait rusher. Pourtant, j'aime ma vie! J'adore mon travail même s'il m'épuise cette année et explique en grande partie mon silence radio sur ces pages, j'adore mon mari, j'ai des amis géniaux même si je ne les vois pas assez, j'ai la tête pleine de souvenirs de voyage.
Quand même. La trentaine me rentre un peu dedans. En plus, on dirait que j'ai 4-5 cheveux gris qui brillent et me narguent quand je me regarde dans le miroir.
L'angoisse de l'anniversaire est un peu passée maintenant et la vérité est que je ne pense plus tellement à mon âge. Pas au quotidien du moins. Mais ce nouveau chiffre tout rond alimente très certainement mes éternelles angoisses existentielles.
Quand même. La trentaine me rentre un peu dedans. En plus, on dirait que j'ai 4-5 cheveux gris qui brillent et me narguent quand je me regarde dans le miroir.
L'angoisse de l'anniversaire est un peu passée maintenant et la vérité est que je ne pense plus tellement à mon âge. Pas au quotidien du moins. Mais ce nouveau chiffre tout rond alimente très certainement mes éternelles angoisses existentielles.
mercredi 20 novembre 2013
Vieillir
Samedi soir, j'étais au théâtre. Dimanche, anniversaire dans l'après-midi, show le soir et bouffe post-show qui s'est étirée jusqu'à 1h30 du matin. Lundi, travail et un autre show le soir. Hier, travail et répétition d'orchestre.
Je ne sais pas si c'est la trentaine qui me rentre dedans, mais ce soir, je suis crevée et j'ai juste envie de me rouler en boule sur mon divan. C'est une belle fatigue, parce que j'ai passé des soirées merveilleuses, surtout au sublime et indescriptible show de Patrick Watson dimanche, mais je suis brûlée pareil. C'est aussi ça, vieillir.
Je ne sais pas si c'est la trentaine qui me rentre dedans, mais ce soir, je suis crevée et j'ai juste envie de me rouler en boule sur mon divan. C'est une belle fatigue, parce que j'ai passé des soirées merveilleuses, surtout au sublime et indescriptible show de Patrick Watson dimanche, mais je suis brûlée pareil. C'est aussi ça, vieillir.
lundi 2 septembre 2013
Bien entourée
Je le savais déjà, mais ce week-end m'a confirmé que je suis vraiment bien entourée. Plusieurs amis et parents, qui ont lu ces lignes ou non, m'ont offert des tonnes de réconfort. Même si l'angoisse m'a un peu reprise aujourd'hui, j'ai réussi à passer un relativement beau week-end, sans trop de pleurs.
Samedi matin, déprime totale, braillage compris. Après avoir parlé à Plume, je me sentais déjà beaucoup mieux. J'ai décidé de me changer les idées, de prendre soin de moi et de laisser tomber cette idée d'aller m'enfermer à la didacthèque de l'UQAM pour aller trouver les meilleurs outils possibles pour cette année. Les meilleurs outils attendront que mon moral y soit. J'ai donc remplacé le travail par une balade dans le bois pour aller voir une chute, avec l'humidité au max, la sueur qui coule dans le cou et les moustiques envahissants en compagnie des deux personnes que j'aime le plus au monde et qui me font toujours le plus grand bien, ma mère et Porc-épic. En soirée, souper dans un de mes restos préférés. Bon. Pour être honnête, je l'aurais plus apprécié si j'avais eu l'estomac moins noué, mais tant qu'à manger un peu, aussi bien manger quelque chose de bon.
Dimanche, il faisait beau et j'avais encore besoin de prendre de l'air. Après quelques courses avec Porc-épic, balade en vélo et hamac avec Maman.
Et aujourd'hui...ben aujourd'hui il fallait que je travaille un peu, que je planifie mes cours. Après une autre crise de larmes, j'ai fini par m'y mettre. Et par chercher un psy.
Pourquoi est-ce que j'ai toujours peur de tout ce qui est nouveau? Pourquoi est-ce que j'ai si peur de me casser la gueule? Surtout quand tout le monde autour de moi est là pour m'aider?
Dans un sens, je trouve ridicule d'avoir aussi peur de l'échec. J'ai toujours la chienne, et tout finit toujours par bien aller. J'ai de super bons amis, un mari que j'adore, une job qui, bien qu'incertaine et instable, me stimule et me fait tripper. D'un autre côté, je me dis que c'est peut-être précisément la raison pour laquelle j'ai la chienne. Parce que je n'ai jamais connu de gros échec et que je ne sais pas me relever. Parce que je me dis que ça ne peut être qu'une question de temps avant que ça m'arrive à moi aussi, de me casser la gueule.
Aaaaahhhh...j'ai parfois l'impression d'être une extraterrestre, d'être anormale, d'être la seule sur cette planète à qui il manque des pitons pour bien fonctionner.
Autre billet décousu. Ça risque de réarriver dans les prochains jours. Ça fait du bien de ventiler.
Samedi matin, déprime totale, braillage compris. Après avoir parlé à Plume, je me sentais déjà beaucoup mieux. J'ai décidé de me changer les idées, de prendre soin de moi et de laisser tomber cette idée d'aller m'enfermer à la didacthèque de l'UQAM pour aller trouver les meilleurs outils possibles pour cette année. Les meilleurs outils attendront que mon moral y soit. J'ai donc remplacé le travail par une balade dans le bois pour aller voir une chute, avec l'humidité au max, la sueur qui coule dans le cou et les moustiques envahissants en compagnie des deux personnes que j'aime le plus au monde et qui me font toujours le plus grand bien, ma mère et Porc-épic. En soirée, souper dans un de mes restos préférés. Bon. Pour être honnête, je l'aurais plus apprécié si j'avais eu l'estomac moins noué, mais tant qu'à manger un peu, aussi bien manger quelque chose de bon.
Dimanche, il faisait beau et j'avais encore besoin de prendre de l'air. Après quelques courses avec Porc-épic, balade en vélo et hamac avec Maman.
Et aujourd'hui...ben aujourd'hui il fallait que je travaille un peu, que je planifie mes cours. Après une autre crise de larmes, j'ai fini par m'y mettre. Et par chercher un psy.
Pourquoi est-ce que j'ai toujours peur de tout ce qui est nouveau? Pourquoi est-ce que j'ai si peur de me casser la gueule? Surtout quand tout le monde autour de moi est là pour m'aider?
Dans un sens, je trouve ridicule d'avoir aussi peur de l'échec. J'ai toujours la chienne, et tout finit toujours par bien aller. J'ai de super bons amis, un mari que j'adore, une job qui, bien qu'incertaine et instable, me stimule et me fait tripper. D'un autre côté, je me dis que c'est peut-être précisément la raison pour laquelle j'ai la chienne. Parce que je n'ai jamais connu de gros échec et que je ne sais pas me relever. Parce que je me dis que ça ne peut être qu'une question de temps avant que ça m'arrive à moi aussi, de me casser la gueule.
Aaaaahhhh...j'ai parfois l'impression d'être une extraterrestre, d'être anormale, d'être la seule sur cette planète à qui il manque des pitons pour bien fonctionner.
Autre billet décousu. Ça risque de réarriver dans les prochains jours. Ça fait du bien de ventiler.
mercredi 14 août 2013
Petit bonheur académique
Je prends des cours à distance à la TÉLUQ, je crois bien que j'en avais parlé ici. Dans mon bac, j'ai eu une excellente moyenne, du genre qui m'a permis d'avoir un petit certificat d'excellence spécial avec une lettre de je ne sais plus qui et une invitation à m'inscrire dans à peu près n'importe quelle maîtrise. Ça m'avait fait très plaisir, évidemment, mais je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours ce sentiment d'imposteur qui me colle à la peau. Comme si je voguais sur ma réputation académique d'un cours à l'autre. Comme si mon sourire, mon rire, mon humour, ma curiosité et mes 10 000 questions posées aux profs leur donnaient un préjugé favorable envers moi, comme si mes bonnes notes n'étaient pas toujours méritées, mais une conséquence logique des bonnes notes précédentes. Parce que les profs se parlent dans les universités et qu'une réputation ça se fait vite, dans un sens comme dans l'autre.
Bref, je me demandais si, à la TÉLUQ, comme le prof ne me voit jamais et n'a aucune idée qui je suis, je ne partais pas avec un désavantage. J'allais devoir performer SANS mon charme et dans un contexte où je travaille à temps plein et j'ai d'autres chats à fouetter. En même temps, je fais ces cours pour le plaisir et pour apprendre de nouvelles choses, alors la pression des bonnes notes est quasi inexistante. Mais quand même...moi, l'abonnée du A, j'aurais eu l'orgueil blessé si j'avais eu, mettons, un C pour la première fois de ma vie. Mon sentiment d'imposteur aurait triplé.
Ben non, à date, la bonne lancée continue. Même que j'ai eu un petit velours quand ma tutrice de mon cours actuel m'a donné une note parfaite en soulignant qu'elle ne le fait presque jamais et qu'elle m'a écrit pour me demander si je faisais corriger mes travaux par quelqu'un, parce que c'est rare de voir des travaux aussi bien écrits, tant dans la forme que le fond. J'étais donc débinée quand cette tutrice est partie en congé maladie et a été remplacée par une autre. Mais il semblerait que la suivante a aussi été plus que satisfaite de mes travaux. Ça fait du bien au moral! Mon cerveau n'a pas trop ramolli depuis la fin de mes études.
Bref, je me demandais si, à la TÉLUQ, comme le prof ne me voit jamais et n'a aucune idée qui je suis, je ne partais pas avec un désavantage. J'allais devoir performer SANS mon charme et dans un contexte où je travaille à temps plein et j'ai d'autres chats à fouetter. En même temps, je fais ces cours pour le plaisir et pour apprendre de nouvelles choses, alors la pression des bonnes notes est quasi inexistante. Mais quand même...moi, l'abonnée du A, j'aurais eu l'orgueil blessé si j'avais eu, mettons, un C pour la première fois de ma vie. Mon sentiment d'imposteur aurait triplé.
Ben non, à date, la bonne lancée continue. Même que j'ai eu un petit velours quand ma tutrice de mon cours actuel m'a donné une note parfaite en soulignant qu'elle ne le fait presque jamais et qu'elle m'a écrit pour me demander si je faisais corriger mes travaux par quelqu'un, parce que c'est rare de voir des travaux aussi bien écrits, tant dans la forme que le fond. J'étais donc débinée quand cette tutrice est partie en congé maladie et a été remplacée par une autre. Mais il semblerait que la suivante a aussi été plus que satisfaite de mes travaux. Ça fait du bien au moral! Mon cerveau n'a pas trop ramolli depuis la fin de mes études.
Bonne fête Porc-épic!
C'est la fête de mon Porc-épic aujourd'hui. Dernière année de la vingtaine. Je la lui souhaite pleine de bonheurs et de changements stimulants!
lundi 5 août 2013
Encore les vacances
Cet été, Porc-épic a pris trois semaines de vacances. Ce qui explique mon immense silence radio ici, auquel je vais essayer de remédier en me bottant les fesses. Mais en regardant bien mon fil RSS, je constate que je ne suis pas la seule à m'éloigner de mon clavier pendant l'été! Ça fait du bien de décrocher et de sortir, ou tout simplement de paresser à la maison.
Cet été, je suis aussi allée en Gaspésie deux fois plutôt qu'une! J'y suis retournée avec Porc-épic la semaine dernière. J'ai donc eu une double dose de fleuve, de montagnes et de bonne bouffe. Un vrai bonheur!
Cet été, je suis aussi allée en Gaspésie deux fois plutôt qu'une! J'y suis retournée avec Porc-épic la semaine dernière. J'ai donc eu une double dose de fleuve, de montagnes et de bonne bouffe. Un vrai bonheur!
mardi 2 juillet 2013
En Gaspésie!
Et en rush de fin de cours TELUQ. Mais j'essaie de venir vous voir dans les prochains jours! Profitez bien de l'été!
jeudi 9 mai 2013
La cage
J'ai brassé la cage de mon gros ours mal léché la semaine dernière. Porc-épic se meurt à petit feu au travail, écrasé par ce travail dont il ne veut plus. Je pensais que d'entreprendre des démarches d'orientation allait lui redonner un peu de bonne humeur, lui donner de l'élan pour passer à travers ses semaines.
Mais on dirait parfois que l'effet inverse se produit. Il est souvent déprimé et déprimant. La semaine dernière, j'ai essayé de lui faire comprendre que j'en avais plus que ma claque. Il a promis de faire des efforts.
Mais le week-end dernier, on dirait qu'il a remplacé la dépression par de l'agressivité. Je vois déjà les copains et copines s'inquiéter alors je précise...pas une agressivité dirigée contre moi, mais une tristesse remplacée par de la colère, de l'agacement.
Je me sens un peu coincée dans cette situation. Je comprends parfaitement comment il se sent et je réagirais peut-être de la même façon si j'étais à sa place. D'un autre côté, je manque de patience. Je ne veux pas être la mégère qui lui pousse dans le cul et qui, égoïstement, veut un chum de bonne humeur, mais en même temps, ça fait un crisse de bout qu'il est down et je n'ai pas envie de me laisser traîner au fond. Porc-épic est plus que mon amoureux, c'est mon partenaire, mon petit soleil humain. Alors forcément, s'il a un gros nuage gris au-dessus de la tête, ben moi je manque de soleil et je me sens un peu flétrie. Je sais que ça va passer et j'essaie de tenir le fort, mais je trouve le temps long.
Je me sens un peu coincée dans cette situation. Je comprends parfaitement comment il se sent et je réagirais peut-être de la même façon si j'étais à sa place. D'un autre côté, je manque de patience. Je ne veux pas être la mégère qui lui pousse dans le cul et qui, égoïstement, veut un chum de bonne humeur, mais en même temps, ça fait un crisse de bout qu'il est down et je n'ai pas envie de me laisser traîner au fond. Porc-épic est plus que mon amoureux, c'est mon partenaire, mon petit soleil humain. Alors forcément, s'il a un gros nuage gris au-dessus de la tête, ben moi je manque de soleil et je me sens un peu flétrie. Je sais que ça va passer et j'essaie de tenir le fort, mais je trouve le temps long.
Heureusement qu'il y a l'odeur des lilas.
dimanche 7 avril 2013
Le moteur
Ce week-end a été riche en émotions.
Hier, je recevais presque toute ma famille pour une fête surprise pour les 50 ans de ma mère. Tout s'est très bien passé, mais faire de la bouffe pour tout ce monde, ça m'a demandé une grande quantité d'énergie.
Ensuite, soirée formidable à aller écouter et regarder chanter mon fantasme musical du moment, le merveilleux Louis-Jean Cormier. Je suis zéro objective, mais je trouve qu'il a une des plus belles voix masculines du moment au Québec.
À travers tout ça, de nombreuses discussions avec Porc-épic, dont certaines moyennement agréables. Entre autres, je lui ai reproché d'avoir été souvent bête avec moi ou bête tout court ces derniers jours, voire mois. Au détour d'une de ces conversations, il m'a dit qu'il était souvent fâché dans la vie. Contre tout et rien. Qu'il comprend sa soeur, qui a verbalisé quelque chose qui ressemble à ça récemment. Et que c'était peut-être cette colère qui le faisait avancer dans la vie.
Ouain. Peut-être que la colère comme moteur, ça existe. Mais peut-être que ce n'est pas le genre de moteur que je souhaite. Peut-être que je me pose tout le temps trop de questions. Mais peut-être que de se contenter de trop peu et trop mal, c'est pas pour moi.
Hier, je recevais presque toute ma famille pour une fête surprise pour les 50 ans de ma mère. Tout s'est très bien passé, mais faire de la bouffe pour tout ce monde, ça m'a demandé une grande quantité d'énergie.
Ensuite, soirée formidable à aller écouter et regarder chanter mon fantasme musical du moment, le merveilleux Louis-Jean Cormier. Je suis zéro objective, mais je trouve qu'il a une des plus belles voix masculines du moment au Québec.
À travers tout ça, de nombreuses discussions avec Porc-épic, dont certaines moyennement agréables. Entre autres, je lui ai reproché d'avoir été souvent bête avec moi ou bête tout court ces derniers jours, voire mois. Au détour d'une de ces conversations, il m'a dit qu'il était souvent fâché dans la vie. Contre tout et rien. Qu'il comprend sa soeur, qui a verbalisé quelque chose qui ressemble à ça récemment. Et que c'était peut-être cette colère qui le faisait avancer dans la vie.
Ouain. Peut-être que la colère comme moteur, ça existe. Mais peut-être que ce n'est pas le genre de moteur que je souhaite. Peut-être que je me pose tout le temps trop de questions. Mais peut-être que de se contenter de trop peu et trop mal, c'est pas pour moi.
dimanche 24 mars 2013
Souvenirs d'été peu glorieux
En fouillant dans mon téléphone à la recherche d'une scène porc-épique, j'ai constaté que la plus ancienne faisait référence à un évènement peu glorieux dont je n'avais pas parlé ici. Comme le dialogue ET l'anecdote me font rire, je me rattrape de ce pas.
L'été dernier, Porc-épic et moi sommes allés à environ 90 minutes de route, dans une fête de famille. La famille en question a un immense terrain au bord du fleuve et une magnifique maison. Comme il y avait beaucoup de gens et pas assez de place à coucher pour tous, nous étions quelques-uns à planter notre tente sur l'immense terrain, dans un petit coin près de la maison, caché sous les arbres.
C'était une journée d'une chaleur écrasante et humide, mais la proximité du fleuve apportait une petite brise hyper agréable.
Tout l'après-midi, nous avons joué à des jeux, jasé, ri, nous nous sommes baignés, nous avons bu un peu. Pour le souper, un traiteur venait faire le service directement à la maison, dehors, au bord du fleuve. La bouffe était bonne et le vin et le champagne coulaient à flots. Vers 22h00, Beau-Papa et ses acolytes nous ont offert un spectacle de feux d'artifice. Je rigolais ferme parce qu'en tant que bonne fille de la ville, je n'avais JAMAIS assisté à un spectacle de feux d'artifice maison. J'en avais certes déjà vu de plus ou moins près ou loin, mais ce n'était jamais MA gang qui faisait des feux. Les feux, pour moi, c'est ceux de la Ronde. Bref, pendant les feux, j'ai senti tout ce champagne me monter à la tête et je me suis dit que j'allais ralentir un peu avant de voir ce léger mal de tête se transformer en mal de bloc intense.
Nous sommes retournés nous asseoir et avons continué à jaser. Ayant ralenti la cadence, j'ai commencé à remarquer que Porc-épic lui, pas du tout. Les verres de vin se vidaient assez vite et je commençais même à soupçonner qu'il était un peu saoul. Ce qui, pour Porc-épic, est extrêmement rare. Il est la personne que je connais qui a la plus grande tolérance à l'alcool. Dans ses années les plus éthyliques, il pouvait boire une caisse de 24 à lui seul dans une soirée...Bref, s'il a l'air saoul, c'est qu'il a bu en tabarnouche...
Vers 2h00 du matin, presque tous étaient tombés au combat et j'étais rendue seule avec trois gars qui se sont mis à jaser de Star Trek, ce qui a signé la fin de ma journée. Je me suis brossé les dents, j'ai mis mon pyj, savouré une dernière fois la douce brise du soir sur ma peau et suis allée dire bonne nuit aux garçons. C'est là que j'ai vu que Porc-épic venait de sortir sa bouteille de whiskey du char. Hum...Pas la meilleure idée, me suis-je dit, mais bon, il a l'air d'avoir du fun, la soirée est belle, je me la ferme et je vais me coucher.
Je me couche dans la tente et je me dis que j'ai eu une maudite bonne idée d'apporter, en plus de nos sacs de couchage zippés ensemble et de nos matelas de sol, un drap et un oreiller confo. Je suis bien, il fait frais mais pas trop, le vent fait bruire les feuilles dans les arbres, je suis heureuse et vraiment confortable.
J'entends vaguement, environ 30 minutes plus tard, que Porc-épic vient se coucher. Peu après, un drôle de bruit me réveille. Comme quelqu'un qui vomit. Mais Porc-épic est couché sur le côté, face à la paroi de la tente, son dos bien calme.
Moi : Porc-épic? As-tu vomi?
Porc-épic, d'un calme olympien, comme si c'était une question super banale : Euh...oui.
Moi : Ok...
Il semble réaliser la situation et se relève pour s'asseoir. Il y a du vomi de vin rouge bien odorant partout sur ses bras, son torse, partout sur le coin de la tente où il vomissait sans même bouger, la tête sur l'oreiller. En se relevant, il passe ses bras dégoulinants un peu partout sur les sacs de couchage.
Je l'envoie se laver un peu pendant que j'essaie de ramasser. Il essaie de ramasser aussi, mais dans son état, ses décisions sont une suite ridicule de mauvaises idées, comme aller sacrer les sleepings pleins de vomi directement sur la banquette arrière de la voiture. Je le renvoie trois fois se nettoyer dans la salle de bain parce que chaque fois, il reste des mottons quelque part sur son corps velu.
On finit par se recoucher dans la tente. Ça pue et nous n'avons plus de sleeping bag, juste un drap.
Porc-épic, piteux : Ouain...on peut pas vraiment dormir comme ça hein?
Moi : Non, pas vraiment. Et il n'y a plus de lit à l'intérieur. Et tout le monde dort. Et on ne sait même pas où sont les douches. Et je ne m'endors pu pantoute mais demain je serai crevée.
Résultat? On a défait notre tente et paqueté le char à 4h00 du matin, dans un silence relatif pour essayer de ne pas réveiller les autres campeurs, avec Porc-épic vraiment piteux et poqué. J'ai repris la route vers Montréal où, après une douche vraiment plus que bienvenue, nous nous sommes finalement couchés vers 7h00.
Quelques heures plus tard, disons que la famille se demandait vraiment où nous nous étions volatilisés, avant de lire mon courriel et de, peut-être, piler dans un reste de vomi sur l'herbe fraîche.
Un moment glorieux que Porc-épic regrettait encore plus en se réveillant, quand est venu le temps de retourner dans le coffre de la voiture et d'ouvrir le sac à poubelle dans lequel les sleepings de duvet l'attendaient bien au chaud...
Une nuit de camping dont je vais me souvenir longtemps!
L'été dernier, Porc-épic et moi sommes allés à environ 90 minutes de route, dans une fête de famille. La famille en question a un immense terrain au bord du fleuve et une magnifique maison. Comme il y avait beaucoup de gens et pas assez de place à coucher pour tous, nous étions quelques-uns à planter notre tente sur l'immense terrain, dans un petit coin près de la maison, caché sous les arbres.
C'était une journée d'une chaleur écrasante et humide, mais la proximité du fleuve apportait une petite brise hyper agréable.
Tout l'après-midi, nous avons joué à des jeux, jasé, ri, nous nous sommes baignés, nous avons bu un peu. Pour le souper, un traiteur venait faire le service directement à la maison, dehors, au bord du fleuve. La bouffe était bonne et le vin et le champagne coulaient à flots. Vers 22h00, Beau-Papa et ses acolytes nous ont offert un spectacle de feux d'artifice. Je rigolais ferme parce qu'en tant que bonne fille de la ville, je n'avais JAMAIS assisté à un spectacle de feux d'artifice maison. J'en avais certes déjà vu de plus ou moins près ou loin, mais ce n'était jamais MA gang qui faisait des feux. Les feux, pour moi, c'est ceux de la Ronde. Bref, pendant les feux, j'ai senti tout ce champagne me monter à la tête et je me suis dit que j'allais ralentir un peu avant de voir ce léger mal de tête se transformer en mal de bloc intense.
Nous sommes retournés nous asseoir et avons continué à jaser. Ayant ralenti la cadence, j'ai commencé à remarquer que Porc-épic lui, pas du tout. Les verres de vin se vidaient assez vite et je commençais même à soupçonner qu'il était un peu saoul. Ce qui, pour Porc-épic, est extrêmement rare. Il est la personne que je connais qui a la plus grande tolérance à l'alcool. Dans ses années les plus éthyliques, il pouvait boire une caisse de 24 à lui seul dans une soirée...Bref, s'il a l'air saoul, c'est qu'il a bu en tabarnouche...
Vers 2h00 du matin, presque tous étaient tombés au combat et j'étais rendue seule avec trois gars qui se sont mis à jaser de Star Trek, ce qui a signé la fin de ma journée. Je me suis brossé les dents, j'ai mis mon pyj, savouré une dernière fois la douce brise du soir sur ma peau et suis allée dire bonne nuit aux garçons. C'est là que j'ai vu que Porc-épic venait de sortir sa bouteille de whiskey du char. Hum...Pas la meilleure idée, me suis-je dit, mais bon, il a l'air d'avoir du fun, la soirée est belle, je me la ferme et je vais me coucher.
Je me couche dans la tente et je me dis que j'ai eu une maudite bonne idée d'apporter, en plus de nos sacs de couchage zippés ensemble et de nos matelas de sol, un drap et un oreiller confo. Je suis bien, il fait frais mais pas trop, le vent fait bruire les feuilles dans les arbres, je suis heureuse et vraiment confortable.
J'entends vaguement, environ 30 minutes plus tard, que Porc-épic vient se coucher. Peu après, un drôle de bruit me réveille. Comme quelqu'un qui vomit. Mais Porc-épic est couché sur le côté, face à la paroi de la tente, son dos bien calme.
Moi : Porc-épic? As-tu vomi?
Porc-épic, d'un calme olympien, comme si c'était une question super banale : Euh...oui.
Moi : Ok...
Il semble réaliser la situation et se relève pour s'asseoir. Il y a du vomi de vin rouge bien odorant partout sur ses bras, son torse, partout sur le coin de la tente où il vomissait sans même bouger, la tête sur l'oreiller. En se relevant, il passe ses bras dégoulinants un peu partout sur les sacs de couchage.
Je l'envoie se laver un peu pendant que j'essaie de ramasser. Il essaie de ramasser aussi, mais dans son état, ses décisions sont une suite ridicule de mauvaises idées, comme aller sacrer les sleepings pleins de vomi directement sur la banquette arrière de la voiture. Je le renvoie trois fois se nettoyer dans la salle de bain parce que chaque fois, il reste des mottons quelque part sur son corps velu.
On finit par se recoucher dans la tente. Ça pue et nous n'avons plus de sleeping bag, juste un drap.
Porc-épic, piteux : Ouain...on peut pas vraiment dormir comme ça hein?
Moi : Non, pas vraiment. Et il n'y a plus de lit à l'intérieur. Et tout le monde dort. Et on ne sait même pas où sont les douches. Et je ne m'endors pu pantoute mais demain je serai crevée.
Résultat? On a défait notre tente et paqueté le char à 4h00 du matin, dans un silence relatif pour essayer de ne pas réveiller les autres campeurs, avec Porc-épic vraiment piteux et poqué. J'ai repris la route vers Montréal où, après une douche vraiment plus que bienvenue, nous nous sommes finalement couchés vers 7h00.
Quelques heures plus tard, disons que la famille se demandait vraiment où nous nous étions volatilisés, avant de lire mon courriel et de, peut-être, piler dans un reste de vomi sur l'herbe fraîche.
Un moment glorieux que Porc-épic regrettait encore plus en se réveillant, quand est venu le temps de retourner dans le coffre de la voiture et d'ouvrir le sac à poubelle dans lequel les sleepings de duvet l'attendaient bien au chaud...
Une nuit de camping dont je vais me souvenir longtemps!
samedi 16 mars 2013
Cabane à sucre du pied de cochon
Porc-épic, moi et plusieurs de nos parents et amis sommes allés nous bourrer la face à la cabane à sucre cet après-midi.
Je vous le conseille vivement. C'est un peu cher, mais le repas vaut amplement l'argent que vous allez y consacrer. Le truc? Il faut envoyer un courriel dès la première journée où les réservations sont possibles, soit le 1er décembre, le plus tôt possible!
La bouffe est de superbe qualité et en quantité absolument ridicule. Nous avons mangé à 14h00, il est 22h00 et je me sens encore pleine...
Et j'ai des restants dans le frigo pour au moins trois repas.
Si je pouvais m'effouerer dans le divan jusqu'à en mourir, ce serait la plus merveilleuse des journées, mais Porc-épic regarde le combat de GSP ce soir...et moi, les hommes presque nus qui se tapent sur la gueule...Je préférerais de loin qu'ils s'embrassent.
Je vous le conseille vivement. C'est un peu cher, mais le repas vaut amplement l'argent que vous allez y consacrer. Le truc? Il faut envoyer un courriel dès la première journée où les réservations sont possibles, soit le 1er décembre, le plus tôt possible!
La bouffe est de superbe qualité et en quantité absolument ridicule. Nous avons mangé à 14h00, il est 22h00 et je me sens encore pleine...
Et j'ai des restants dans le frigo pour au moins trois repas.
Si je pouvais m'effouerer dans le divan jusqu'à en mourir, ce serait la plus merveilleuse des journées, mais Porc-épic regarde le combat de GSP ce soir...et moi, les hommes presque nus qui se tapent sur la gueule...Je préférerais de loin qu'ils s'embrassent.
dimanche 10 mars 2013
Retour au travail
Demain, je retourne au travail.
Le premier signe que mon groupe est moins chouette que l'année dernière? Je manque un peu d'enthousiasme...
Je sais que ça va aller, mais j'aurais bien pris une semaine de plus...ou deux...ou trois...
On est si bien en vacances!
Le premier signe que mon groupe est moins chouette que l'année dernière? Je manque un peu d'enthousiasme...
Je sais que ça va aller, mais j'aurais bien pris une semaine de plus...ou deux...ou trois...
On est si bien en vacances!
jeudi 3 janvier 2013
Bonne année!
Le 31, je célébrais en compagnie de Plume, Anita, Porc-épic et plein d'autres personnes que j'aime.
Le 1er, je suis partie dans un chalet au pied du Mont Sainte-Anne avec la famille de Porc-épic. Mais cette fois, pas de ski au programme pour moi, mais plutôt lecture, jeux de société, raclette et spa.
Jusqu'à présent, je suis très heureuse de 2013 et j'espère que l'année continuera comme elle a commencé!
Je vous souhaite aussi à vous, lecteurs fidèles ou passagers, tout le bonheur du monde.
Le 1er, je suis partie dans un chalet au pied du Mont Sainte-Anne avec la famille de Porc-épic. Mais cette fois, pas de ski au programme pour moi, mais plutôt lecture, jeux de société, raclette et spa.
Jusqu'à présent, je suis très heureuse de 2013 et j'espère que l'année continuera comme elle a commencé!
Je vous souhaite aussi à vous, lecteurs fidèles ou passagers, tout le bonheur du monde.
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