Le popotin : mot mignon qui décrit une partie du corps tout aussi mignonne qu'on se pogne allègrement quand on lit ou rédige des blogs.
mardi 15 janvier 2013
Homeland
Vous en avez sûrement entendu parler un peu partout, mais je vous le confirme. Homeland est selon moi LA série du moment. J'ai dévoré les deux premières saisons pendant le temps des fêtes et si Porc-épic n'avait pas eu à aller travailler, je n'aurais pas dormi la nuit juste pour les regarder en rafale.Vraiment, mais vraiment à découvrir si ce n'est déjà fait.
lundi 14 janvier 2013
La gestion des produits T1 : La crise
Une des hypothèses que l'on peut entrevoir concerne l'idée que le malheur, la disgrâce, l'échec, la chute et la ruine auraient pris davantage de valeur ces derniers temps. Ils ont la cote. Il est bien vu, désormais, de souffrir. Les victimes sont devenues les nouveaux héros de notre cartographie sociale. Elles sont intéressantes, fascinantes et hors d'état de nuire. Engluées dans quelque chose dont nous supposons, spectateurs, être exemptés, elles ont toujours raison. Comme elles ne sont pas responsables, elles ne sont pas non plus coupables. La victime n'est plus une personne que l'on cache, ou dont on réinvente le profil pour faire taire les mauvaises langues. Elle ne fait plus honte. Elle a un statut. Adopter cette position est un choix qui s'offre désormais à l'individu contemporain. Cela fait même passer à la télévision, aux heures de grande écoute. La personne qui a subi un préjudice doit être entendue, coûte que coûte, sans quoi la société est ingrate. Est-ce cette valorisation du malheur qui fait que plus de gens optent pour cette voie? La victime a le droit d'être une victime, et le droit d'être soutenue et respectée. Mais la fascination qu'on a pour elle ne peut pas tout expliquer.La gestion des produits, tome 1 : La crise, Maxime-Olivier Moutier
Passage qui m'a fait réfléchir, moi qui ne suis pas la plus empathique des personnes. J'ai beaucoup de mal à supporter les plaignards, les éternelles victimes. Je suis pour aider son prochain, mais je ne suis pas contre une petite forme de loi de la jungle, sujet sur lequel Porc-épic et moi aimons bien nous obstiner. Nous avons tous une part de responsabilité dans notre destin. Certes, la vie est injuste et certains se retrouvent avec des cartes de merde au départ. Mais on peut choisir de jouer quand même, ou de s'écraser, de pleurer et de se laisser mourir. J'ai énormément de respect pour ceux qui se battent pour s'en sortir même quand ils en prennent plein la gueule. Beaucoup moins pour ceux qui passent leur temps à s’apitoyer sur leur sort.
Parfois, je me dis que je suis un monstre d'égoïsme. Mais je ne dois pas être si pire, parce que les élèves se confient beaucoup à moi malgré tout. Peut-être qu'ils apprécient justement le fait que je ne suis vraiment pas du genre "ah pauvre toi." Avec moi, ils ne trouveront pas beaucoup de pitié, ni de yeux de biche éplorée. Mais ils vont trouver une écoute sincère et une recherche de solutions. Parce que je suis vraiment convaincue que le statut de victime ne devrait être que temporaire et qu'il y a toujours moyen de se sortir d'une situation de merde. Si on est une victime toute sa vie, peut-être que c'est un peu par choix. Peut-être parce que c'est rassurant. Peut-être parce que c'est parfois plus facile. Peut-être parce qu'un "ah pauvre toi" c'est une forme d'attention qui peut faire du bien.
dimanche 13 janvier 2013
Presque des vacances (mais forcées)
Ça me fait presque chier de l'avouer, mais depuis mardi dernier, je me sens presque en vacances.
Ça me fend le coeur que mon élève analphabète soit partie alors que nous faisions tant de progrès. Mais je me rends compte maintenant à quel point c'était lourd de travailler avec elle.
Pour la première fois depuis septembre, je peux m'asseoir sur ma chaise et regarder les élèves travailler 30 secondes. Quand ils font un examen, je peux corriger deux-trois copies en levant les yeux une fois de temps en temps.
J'aurais préféré qu'elle reste. Mais égoïstement, ma vie professionnelle est beaucoup plus facile depuis qu'elle est partie. C'est chiant à dire, mais c'est la plate vérité.
Ça me fend le coeur que mon élève analphabète soit partie alors que nous faisions tant de progrès. Mais je me rends compte maintenant à quel point c'était lourd de travailler avec elle.
Pour la première fois depuis septembre, je peux m'asseoir sur ma chaise et regarder les élèves travailler 30 secondes. Quand ils font un examen, je peux corriger deux-trois copies en levant les yeux une fois de temps en temps.
J'aurais préféré qu'elle reste. Mais égoïstement, ma vie professionnelle est beaucoup plus facile depuis qu'elle est partie. C'est chiant à dire, mais c'est la plate vérité.
vendredi 11 janvier 2013
Fifty shades of shame (ou Grey...)
J'ai lu le livre sulfureux dont tout le monde parle, avec un peu de honte quand même.
J'ai rarement vu un récit aussi mince et des personnages aussi caricaturaux. Pourtant, je l'ai lu au complet! Peut-être à cause d'une espèce de curiosité ridicule, peut-être parce que je me suis amusée à observer les ficelles grosses comme des câbles à bateaux, peut-être parce que je suis une fille clichée qui aime les histoires d'amour tordues et convenues à la fois. Bref, je l'ai lu au complet! Je vais peut-être lire les deux autres, mais franchement, je ne suis pas pressée. En anglais. Je ne sais pas pourquoi, mais une écriture cheap, on dirait que c'est encore plus cheap en français.
Dernière confidence. Malgré tout le ridicule, c'est vrai que ça augmente la libido cette niaiserie. Même si les scènes de sexe sont beaucoup moins torrides qu'on le raconte, ça reste du sexe. Et ça ne m'en prend pas gros pour m'allumer.
J'ai rarement vu un récit aussi mince et des personnages aussi caricaturaux. Pourtant, je l'ai lu au complet! Peut-être à cause d'une espèce de curiosité ridicule, peut-être parce que je me suis amusée à observer les ficelles grosses comme des câbles à bateaux, peut-être parce que je suis une fille clichée qui aime les histoires d'amour tordues et convenues à la fois. Bref, je l'ai lu au complet! Je vais peut-être lire les deux autres, mais franchement, je ne suis pas pressée. En anglais. Je ne sais pas pourquoi, mais une écriture cheap, on dirait que c'est encore plus cheap en français.
Dernière confidence. Malgré tout le ridicule, c'est vrai que ça augmente la libido cette niaiserie. Même si les scènes de sexe sont beaucoup moins torrides qu'on le raconte, ça reste du sexe. Et ça ne m'en prend pas gros pour m'allumer.
jeudi 10 janvier 2013
Porc-épic et les bébés
Moi : Penses-tu qu'on serait capables d'élever un enfant?
Porc-épic : Ben oui!
Moi : Penses-tu qu'on aimerait ça?
Porc-épic : Faut l'essayer pour le savoir.
Moi : Mais mettons qu'on aime pas ça, il va être trop tard.
Porc-épic : On ira le "nèyer" dans rivière.
Porc-épic : Ben oui!
Moi : Penses-tu qu'on aimerait ça?
Porc-épic : Faut l'essayer pour le savoir.
Moi : Mais mettons qu'on aime pas ça, il va être trop tard.
Porc-épic : On ira le "nèyer" dans rivière.
mercredi 9 janvier 2013
Bilan lecture 2012
J'ai quand même beaucoup lu cette année et j'avais envie de partager avec vous mes coups de coeur de 2012.
Dans le jeunesse, Quand j'étais chien, de Louise Bombardier. Un album cru et touchant à la fois, qui raconte l'histoire d'un jeune homme qui a l'âge mental d'un enfant de cinq ans et qui, à la mort de sa mère, perd tout. La narration est très particulière et très très réussie. Une oeuvre fascinante!
Pour les jeunes, j'ai aussi apprécié Hanaken, de Geneviève Blouin. Un livre efficace et bien construit. Les chapitres sont courts et on a toujours envie d'en lire juste un de plus. Pour ceux qui s'intéressent au Japon des samouraïs ou aux récits aux héros tourmentés, tout simplement!
Pour les grands, j'ai encore une fois eu beaucoup de plaisir à lire les multiples tomes du Trône de fer. Rien de transcendant dans l'écriture, mais quelle efficacité! Les personnages sont fascinants et les intrigues, délicieusement tordues.
Dans les essais, gros coup de coeur pour La juste part de David Robichaud et Patrick Turmel. Si on m'avait dit que j'éprouverais autant de plaisir à lire un livre qui traite essentiellement d'économie, je ne l'aurais pas cru.
J'ai aussi adoré Paul à Québec, qui m'a fait pleurer comme un bébé.
Coup de coeur pour Ru, roman prenant, joli, bien écrit, qui dépeint une réalité à la fois difficile et lumineuse.
J'ai aussi adoré l'album Comment j'ai raté ma vie, une perle d'ironie que mes élèves ont beaucoup apprécié.
J'ai aussi aimé le minuscule Le temps des mots à voix basse, récit touchant et tout en non-dits d'un jeune garçon qui décrit l'amitié de son père et de son voisin juif pendant la Deuxième guerre.
Immense coup de coeur pour Et au pire on se mariera, dont j'ai abondamment parlé dans ces pages.
J'ai aussi eu un coup de coeur tout aussi grand pour Aux plexus, recueil de poésie de la slameuse Marjolaine Beauchamp.
Petit plaisir ado pour finir : le dernier tome des Nombrils, BD toujours aussi drôle.
Bref, une belle année lecture!
Et vous? Des suggestions?
Dans le jeunesse, Quand j'étais chien, de Louise Bombardier. Un album cru et touchant à la fois, qui raconte l'histoire d'un jeune homme qui a l'âge mental d'un enfant de cinq ans et qui, à la mort de sa mère, perd tout. La narration est très particulière et très très réussie. Une oeuvre fascinante!
Pour les jeunes, j'ai aussi apprécié Hanaken, de Geneviève Blouin. Un livre efficace et bien construit. Les chapitres sont courts et on a toujours envie d'en lire juste un de plus. Pour ceux qui s'intéressent au Japon des samouraïs ou aux récits aux héros tourmentés, tout simplement!
Pour les grands, j'ai encore une fois eu beaucoup de plaisir à lire les multiples tomes du Trône de fer. Rien de transcendant dans l'écriture, mais quelle efficacité! Les personnages sont fascinants et les intrigues, délicieusement tordues.
Dans les essais, gros coup de coeur pour La juste part de David Robichaud et Patrick Turmel. Si on m'avait dit que j'éprouverais autant de plaisir à lire un livre qui traite essentiellement d'économie, je ne l'aurais pas cru.
J'ai aussi adoré Paul à Québec, qui m'a fait pleurer comme un bébé.
Coup de coeur pour Ru, roman prenant, joli, bien écrit, qui dépeint une réalité à la fois difficile et lumineuse.
J'ai aussi adoré l'album Comment j'ai raté ma vie, une perle d'ironie que mes élèves ont beaucoup apprécié.
J'ai aussi aimé le minuscule Le temps des mots à voix basse, récit touchant et tout en non-dits d'un jeune garçon qui décrit l'amitié de son père et de son voisin juif pendant la Deuxième guerre.
Immense coup de coeur pour Et au pire on se mariera, dont j'ai abondamment parlé dans ces pages.
J'ai aussi eu un coup de coeur tout aussi grand pour Aux plexus, recueil de poésie de la slameuse Marjolaine Beauchamp.
Petit plaisir ado pour finir : le dernier tome des Nombrils, BD toujours aussi drôle.
Bref, une belle année lecture!
Et vous? Des suggestions?
lundi 7 janvier 2013
Dur retour
Passer toute une matinée en réunion sur des sujets particulièrement assommants.
Passer l'après-midi à ramasser sa classe qui est un foutu bordel. Sapin de Noël et miettes de biscuits éparpillées dans les dictionnaires inclus.
Passer une partie de la soirée à lire pour mon maudit travail TÉLUQ aux consignes ridiculement précises et stupides.
Arrrggh.
Au moins, demain, il y aura les élèves.
Passer l'après-midi à ramasser sa classe qui est un foutu bordel. Sapin de Noël et miettes de biscuits éparpillées dans les dictionnaires inclus.
Passer une partie de la soirée à lire pour mon maudit travail TÉLUQ aux consignes ridiculement précises et stupides.
Arrrggh.
Au moins, demain, il y aura les élèves.
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