Avant de tout oublier, je commence ce soir mes mini-chroniques new yorkaises par thème. Allons-y dans l'ordre : comment s'y rendre et comment se mouvoir une fois rendu là.
Pour un court séjour à Manhattan, pour deux, même avec un parking à 40$ par jour et de l'essence chère, nous avons calculé que ça nous coûtait légèrement moins cher en auto qu'en autobus. Et nous sommes quand même restés 4 nuits. Si on enlève 2 nuits pour une courte fin de semaine, ça devient encore plus avantageux, car le bus ne diminue pas mais le parking oui. Et si comme nous, vous avez la chance de trouver un trou gratuit quelque part sur la rue, c'est encore mieux ! En plus, il faut le dire, la route est vraiment belle dans les Adirondacks et je pense qu'on peut bien mieux l'apprécier dans sa bagnole avec la musique dans le tapis que dans un bus bondé de nuit. On peut arrêter quand on veut, pisser et manger quand on veut, mettre la musique qu'on veut, s'asseoir près de qui on veut. La joie finalement.
Une fois rendu à Manhattan, la voiture est évidemment à proscrire, à moins d'être masochiste, voire suicidaire. Les Américains conduisent comme des malades, et les New Yorkais semblent être parmi les pires. Sur l'autoroute, on se sent comme une tortue à 120 : tout le monde roule à 130-140. À NY, on se sent comme un mononc' si on respecte des trucs comme les feux rouges, les voies réservées et des valeurs ridicules comme le civisme. C'est chacun pour soi et tassez-vous de d'là.
Porc-épic et moi avons essayé un ensemble de moyens de transport : taxi, marche, métro, autobus, calèche.
Taxi : Wow !!!! Vraiment moins cher qu'à Montréal et plus rapide qu'on pourrait le croire malgré le trafic car les chauffeurs de taxis conduisent particulièrement comme des malades. Si on ne regarde pas trop et qu'on s'accroche, au moins on se rend vite. Moi qui aime les gogosses, j'ai surtout été impressionnée par les écrans tactiles qui donnent toutes sortes d'infos, dont les nouvelles, la météo, le trajet suivi par la voiture, et le paiement tellement facile et efficace. On passe sa carte de crédit soi-même, on peut indiquer le pourboire en dollars ou en pourcentage de la course et après un gros 2 secondes c'est réglé ! Une chance que je n'habite pas là-bas, je me ruinerais avec ça...Pour en attraper un, il faut faire comme les films, c'est-à-dire se ruer dessus sans aucune considération pour toute autre personne qui essayait de faire de même.
Marche : Le moyen de locomotion privilégié par tout bon touriste qui n'a pas peur des ampoules et des coups de soleil. Mais attention aux distances quand on a un rendez-vous important du genre le récital d'une de ses meilleures copines : ce qui peut paraître court sur une carte est peut-être ben long finalement, surtout entre les avenues...En cas de désespoir, utiliser notre ami le taxi.
Métro : Très efficace, surtout parce que 24/24. Quand on est fatigué, il est par contre assez facile de s'y perdre si on ne le connaît pas bien et qu'on descend à quatre stations "23rd st" différentes...Dans le wagon, c'est bruyant mais propre. À l'extérieur du wagon, c'est silencieux et sale. Le seul tunnel qui ne sentait pas la pisse à plein nez est celui vers le Musée d'histoire naturelle.
Autobus : Pas grand chose à dire, si ce n'est vive l'air climatisé !
Calèche : Assez bref et on se fait fourrer un peu, mais faut le faire au moins une fois le tour de calèche dans Central Park !
Le popotin : mot mignon qui décrit une partie du corps tout aussi mignonne qu'on se pogne allègrement quand on lit ou rédige des blogs.
mercredi 30 avril 2008
mardi 29 avril 2008
Panne
Je suis en panne ce soir. Fatiguée de la fin de session. Je suis un peu tannée de mon abonnement aux hôpitaux. Même si c'est seulement en tant que visiteuse. Je suis un peu tannée de l'école. C'est la fête de mon père aujourd'hui. C'est ma mère qui me l'a rappelé. C'était pas vraiment nécessaire.
lundi 28 avril 2008
Apocalypse
J'ai toujours eu horreur du changement. Les changements me font peur, ils m'angoissent, me font pleurer et rager bien avant de m'apporter quoi que ce soit de bon. J'ai toujours été comme ça, d'aussi loin que je me souvienne. Dans un monde qui bouge trop vite et qui me force à prendre trop de décisions, je m'accroche à toutes ces petites choses qui ne changent pas. L'amour de ma maman. La couleur d'un ciel orageux. La première crème molle de l'été, ou la première guimauve autour d'un feu. La brûlure des piqûres de moustiques. L'odeur du gazon coupé. Le bruit du wagon de métro qui arrive. Bernard Derome. La façon de se frotter le nez de Porc-épic...
Aujourd'hui, c'est l'apocalypse, le pire des changements, un pilier de mon enfance qui s'écroule. On a changé la recette du Kraft Dinner. Je ne suis pas certaine de m'en remettre.
Aujourd'hui, c'est l'apocalypse, le pire des changements, un pilier de mon enfance qui s'écroule. On a changé la recette du Kraft Dinner. Je ne suis pas certaine de m'en remettre.
Vengeance ?
On disait que Price aurait envie de se venger. Il a plus l'air d'avoir envie de se cacher. Halak après la pause ?
dimanche 27 avril 2008
Discussion philosophico-politique ou the inclusive noune
Je fais mon travail sur le documentaire La leçon de discrimination. Je me tourne vers Porc-épic.
Moi : Non mais c'est fou quand même. La catégorisation, c'est un des processus cognitifs les plus fondamentaux de l'être humain. Si je ne faisais pas de catégories, je ne pourrais même pas appréhender le monde, je ne serais pas capable de réfléchir. Je ne pourrais même pas percevoir ton crayon si mon cerveau ne me disait pas qu'il n'est pas comme la table, qu'il est différent. C'est normal qu'on fasse la même chose avec les humains. Tsé, on perçoit toujours des différences, mais lesquelles ? Tsé le fameux "nous" et "eux". Toi, quand tu dis "nous", à qui tu penses au fond ?
Porc-épic : C'est un "nous" inclusif. An "inclusive noune".
Je me bidonne.
Moi : Non mais c'est fou quand même. La catégorisation, c'est un des processus cognitifs les plus fondamentaux de l'être humain. Si je ne faisais pas de catégories, je ne pourrais même pas appréhender le monde, je ne serais pas capable de réfléchir. Je ne pourrais même pas percevoir ton crayon si mon cerveau ne me disait pas qu'il n'est pas comme la table, qu'il est différent. C'est normal qu'on fasse la même chose avec les humains. Tsé, on perçoit toujours des différences, mais lesquelles ? Tsé le fameux "nous" et "eux". Toi, quand tu dis "nous", à qui tu penses au fond ?
Porc-épic : C'est un "nous" inclusif. An "inclusive noune".
Je me bidonne.
samedi 26 avril 2008
vendredi 25 avril 2008
Mélancolie du vendredi soir
J'ai un petit down passager ce soir, une douce mélancolie sans raison, comme un voile devant les yeux. Je sais que j'ai tendance à me complaire dans ma tristesse, à me rouler dedans comme dans une doudou et attendre simplement que le temps fasse son oeuvre et qu'elle passe. Sans tristesse, ça n'existerait pas le bonheur j'imagine hein ?
Peut-être que c'est la brise trop fraîche.
Peut-être que c'est la saisie de données qui m'attend demain.
Peut-être que c'est la conversation de figures paternelles shitteuses que j'ai eue avec Maman.
Peut-être que c'est mes travaux que je n'ai plus envie de faire.
Peut-être que c'est cette photo de certaines filles parties au bout du monde alors que j'ai peur d'aller au bout de la rue.
Peut-être que c'est que mes amies me manquent.
Peut-être que c'est que je suis fatiguée.
Peut-être que j'aimerais être encore à Central Park, sans soucis et sans obligations.
Peut-être que c'est cette carte de fête sortie du placard de Porc-épic qui m'a rappelée que je haïssais les amours tièdes et qui me fait me demander si j'en suis rendue là.
Peut-être que c'est juste moi.
Le symbole ultime de la mélancolie pour moi ? Ce vers de Mallarmé, que je trouve superbe.
La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres
Peut-être que c'est la brise trop fraîche.
Peut-être que c'est la saisie de données qui m'attend demain.
Peut-être que c'est la conversation de figures paternelles shitteuses que j'ai eue avec Maman.
Peut-être que c'est mes travaux que je n'ai plus envie de faire.
Peut-être que c'est cette photo de certaines filles parties au bout du monde alors que j'ai peur d'aller au bout de la rue.
Peut-être que c'est que mes amies me manquent.
Peut-être que c'est que je suis fatiguée.
Peut-être que j'aimerais être encore à Central Park, sans soucis et sans obligations.
Peut-être que c'est cette carte de fête sortie du placard de Porc-épic qui m'a rappelée que je haïssais les amours tièdes et qui me fait me demander si j'en suis rendue là.
Peut-être que c'est juste moi.
Le symbole ultime de la mélancolie pour moi ? Ce vers de Mallarmé, que je trouve superbe.
La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres
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