mercredi 24 septembre 2014

Une (mal?)saine compétition

Porc-épic est de retour à l'école. Lui qui a passé les dernières années à ne travailler qu'entouré d'hommes, dans un perpétuel "party de saucisses", le voilà au cégep, entouré de jeunes filles fermes et fraîches facilement impressionnables. Le voilà dans un programme rempli de filles. Moi qui suis insécure et jalouse et possessive à mes heures, disons que cette situation m'a pas mal stressée cet été quand je l'anticipais.

Évidemment, la première personne avec qui il a parlé est une fille de 23 ans, jolie, qui a étudié en cinéma comme lui, qui aime les hommes plus vieux, et tout le tralala.

Hier soir, il prenait une bière avec des amis du cégep. Les amis du cégep se sont rapidement avérés être....cette fille et c'est tout! Il est rentré à 2h00 du matin. J'ai manifesté quelques inquiétudes. Aujourd'hui, nous en avons discuté. Et même si ça m'inquiète, en fait, je me rends compte que ça m'amuse beaucoup dans un sens. Dans mon esprit, Porc-épic est un homme sexy, drôle, brillant, attachant, loyal, frondeur, baveux mais pas trop, bref, un catch! Alors il est inévitable qu'une fille ou même plusieurs s'intéressent à lui. Ça me fait peur. Mais en même temps, c'est pas comme si j'étais moi-même un boudin qui n'intéresse personne. Tout ça m'excite un peu au fond, à ma (plus ou moins) grande surprise. J'aime trop les défis et la compétition. Une jeune fille ferme veut lui faire de l'oeil? Eh bien c'est à moi de m'assurer qu'il me trouve plus hot qu'elle quand il rentre à la maison.

Bring it on!

samedi 13 septembre 2014

La tête cassée

Parmi les moments qui ont marqué mon été, il y en a un plutôt triste. Quelqu'un près de moi et surtout encore plus près de Porc-épic a traversé un très dur moment. Porc-épic a dû faire trois heures de route pour aller chercher cette personne et elle a passé presque une semaine chez nous. Quand il a reçu l'appel et que je l'ai vu s'appuyer lourdement contre le comptoir de la cuisine, les épaules basses, les yeux pleins d'eau, j'ai compris que ça n'allait vraiment pas. Porc-épic qui pleure, ce n'est pas si fréquent et plutôt sérieux. Il m'a dit, désemparé, qu'il aurait  préféré qu'elle ait une jambe ou un bras cassé. Une tête cassée, on ne sait pas trop quoi faire avec ça. On marche sur des oeufs. Je crois tout de même qu'on a réussi à être là pour elle. Nous avons su poser les questions qui faisaient mal en faisant du bien. Aujourd'hui, elle va beaucoup mieux. Et Porc-épic dort mieux la nuit.

vendredi 12 septembre 2014

Fin du silence radio

J'ai pris des vacances dans tous les sens cet été, y compris des vacances de cette page. Peut-être parce que j'avais envie de décrocher, de ne penser à rien, de profiter du soleil, de ne pas me poser de questions, de m'éloigner un peu de mon ordi, de me pogner le beigne, de prendre un break, de profiter de Porc-épic!

Peut-être que vous êtes tous partis pendant ce temps pour ne pas revenir.

Peut-être que non.

Quoiqu'il en soit, j'ai envie de ressusciter cette page, de me botter le derrière de continuer de partager ici mes coups de blues, coups de coeur, coups de gueule.

À go on repart!

mercredi 9 juillet 2014

En vacances!

J'ai complété ma 5e année d'enseignement, chiffre critique qu'on évoque constamment quand on parle du décrochage des profs. Et après ces cinq années, je le confirme : je suis toujours en amour avec mon travail.
Le lundi matin, j'ai envie de me lever pour aller travailler. En juin, je suis triste de quitter mes élèves et je pense à eux pendant l'été. Habituellement, au mois d'août, je commence à avoir hâte d'y retourner et ça me démange. Aimer son travail est un grand bonheur que je vous souhaite! C'est aussi une bonne partie de ce qui m'a tenue debout dans ce début 2014 marqué par de petits et grands stress, ce qui est toujours difficile à gérer. Ça et Porc-épic. Porc-épic le courageux qui retourne sur les bancs d'école dans un petit peu plus d'un mois. Cet été sera riche en émotions. J'essaierai de prendre quelques instants pour venir les coucher ici, juste un peu.

mardi 17 juin 2014

Les filles

Retour à la biblio très prochain oblige, extrait d'un livre aimé.

"Il y a très longtemps, à l'époque où oncle Stash construisait notre abri d'autobus en métal, je lui ai demandé, impatiente, quand il aurait fini. Il a ri.

- Le gens ne pas finir, Rose. Eux arrêter. Finir, ça veut dire : "Bon. Tout être parfait. Moi je jamais rien changer." Arrêter, ça veut dire : "Bon. Tout ne pas être parfait. Mais moi avoir autre chose à faire." "

Les filles, Lori Lansens, p. 573


samedi 14 juin 2014

Pas du monde

Ces temps-ci, je ne suis pas du monde. La fin d'année me stresse et j'ai l'impression que j'ai un million de choses à faire et de papiers à remplir. Et il y a notre immeuble qui est à vendre, ce qui me stresse puissance mille.

Bref, je suis susceptible et vaguement insupportable. J'espère que mon humeur va s'améliorer dans les prochains jours parce que disons que j'appréhende mon été à petit budget avec Porc-épic. J'ai l'habitude d'être souvent seule et là, il est pas mal toujours là depuis qu'il est sur le chômage. Je me sens un peu cheap d'écrire ça, mais bon, je le pense...J'aime passer du temps avec lui, évidemment, mais je ne suis pas prête à être un couple de retraités relax qui passent toutes leurs journées ensemble à faire des mots croisés. J'ai une grosse bulle et perdre les minutes quotidiennes de solitude totale que j'avais depuis des années me pèse parfois. Il faut dire que ma job est on ne peut plus sociale et que le seul moment de solitude que j'ai est sur la toilette, et encore...Alors quand j'arrive à la maison, ça me fait du bien d'être seule dans le silence. En cette fin d'année riche en stress, j'en aurais bien besoin.

Alors je suis pas du monde. Pour l'instant, Porc-épic arrive à m'endurer. Je pense.

lundi 9 juin 2014

Journal d'Hirondelle

Extrait de ce roman singulier. La singularité étant la spécialité de Nothomb, pour le meilleur et pour le pire.

"En vérité, on passe son temps à lutter contre la terreur du vivant. On s'invente des définitions pour y échapper : je m'appelle machin, je bosse chez chose, mon métier consiste à faire ci et ça.

Sous-jacente, l'angoisse poursuit son travail de sape. On ne peut complètement bâillonner son discours. Tu crois que tu t'appelles machin, que ton métier consiste à faire ci et ça mais, au réveil, rien de cela n'existait. C'est peut-être que cela n'existe pas."

Le journal d'Hirondelle, Amélie Nothomb, p. 9